22 août, 2007

les 100 jours de Sarko, suite et fin

Classé dans : politique France — pyrrhon @ 20:57

 22 août 2007

Triste bilan

Il fallait s’y attendre ce ne furent point les 100 jours de l’épopée impériale ! Beaucoup de « com » et pas grand-chose de consistant. Au fond , le plus remarquable fut sans doute la composition du gouvernement et notamment l’arrivée de B. Kouchner et de R. Dati. Mais pour le reste, une extrême prudence et beaucoup de vent. Une seule certitude : on est au moins préservé de plus de socialisme mais l’urgence, c’était de commencer à en sortir et, à l’évidence, on en est pas là.

Mais revenons à nos 100 jours et à leur maigre bilan :

  • Le meilleur est sans doute à porter au crédit de la politique extérieure et à l’influence de B. Kouchner :
    • Relance de l’Europe
    • Tentative d’aider les américains à sortir de l’Irak par l’ONU en évitant les massacres interethniques
    • Rapprochement discret avec les positions US et CEE sur tous les dossiers du Moyen orient
    • Et pas trop d’hypocrisie sur notre politique commerciale vis à vis des dictatures du type lybien pour continuer à aider nos ventes d’armes ou de nucléaire tellement importantes pour l’emploi en France. Au moins 1,5 millions d’emploi directs et indirects sont sans doute concerné, héritage majeur du socialisme d’état de la France gaullienne.
    • Il n’en demeure pas moins des zones d’ombre inquiétantes
      • L’absurde procès intenté à la BCE
      • Les rodomontades du nationalisme économique…qui semblent heureusement avoir été abandonnées dans le dossier EADS !
      • Les déclarations contre les pays en développement ou les USA qui auraient plus d’avantages que les Européens au sein de l’OMC ???
      • La défense acharnée de la PAC au moins verbalement et alors que celle-ci doit évidemment évoluer.

 

  • En politique intérieure le bilan est malheureusement beaucoup plus maigre :

 

  •  
    • L’essentiel est contenu dans le « paquet fiscal » : les heures sup qui seront détaxées et exonérées de charges sociales en partie, l’exonération des droits de succession jusqu’à 150000 € et la défiscalisation des intérêts d’emprunts à partir d’aujourd’hui. Tous ces petits cadeaux fiscaux ne font de mal à personne mais, outre qu’ils creusent un peu plus les déficits budgétaires , on ne voit pas très bien en quoi ils pourraient significativement relancer la consommation .
    • Et le reste ce sont encore et toujours de nouveaux projets de dépenses, pour la recherche, pour les universités, pour les étudiants. Dépenses nobles certes mais est on bien sûr de leur efficacité ?
    • Selon nous mieux vaut se pencher sur le côté obscure de toute cette politique : l’ISF est toujours là qui fera fuir les capitaux hors de France, la croissance se ralentit, 2% maximum à la fin de l’année, et donc des déficits budgétaires bien plus forts que prévus, rien de vraiment sérieux pour diminuer le poids du secteur public et les charges exorbitantes qu’il fait peser sur l’économie marchande- la seule qui peut créer de la richesse- des cautères sur une jambe de bois pour les déficits de la « sécu » et des assedic et quelques vagues consignes dans les lettres de mission aux ministres pour donner plus de dynamisme à l’économie française ( on attend toujours de savoir comment).

 

  • Nous pourrons conclure en considérant qu’il est au moins un domaine ou notre nouveau président fait preuve d’une maestria extrême : c’est celui de la communication !! Pas un jour sans qu’il ne s’empare du sujet sensible du moment pour voler au secours d’un père, d’une mère, de frrançais éplorés par un accident de la route, une disparition d’enfant, un accident en mer, le décès d’une personnalité cathodique. A ce rythme Sarko risque d’être encore longtemps le chouchou des français. D’autant plus qu’il ne les choque pas non plus sur les autres grands sujets : on consulte, on écoute  tous les groupes de pression, à commencer par les syndicats, suivis de près par les agriculteurs, les professions de justice, les professions médicales, l’Université, sans parler des écolos et des sans papiers. Dommage qu’on écoute un peu moins les économistes, les entrepreneurs et les contribuables.
  • Au bout du compte on reste dubitatif devant toute cette agitation et cette vacuité vis-à-vis du sérieux. Mais peut être fallait il d’abord toute cette poudre aux yeux pour « endormir la bête » et obtenir progressivement le consensus des français pour s’attaquer aux affaires sérieuses : réduction de la dette, suppression des 35 heures, allongement et uniformisation de tous les régimes de retraites, mise en concurrence des services publics les plus inefficaces et abaissement d’au moins 10 points des prélèvements obligatoires. L’avenir nous dira s’il fallait vraiment en passer par cet attentisme prudent ou si cette nouvelle équipe, par sous estimation des défis du XXI siècle , trouille aigûe ou sens politicien particulièrement aiguisé, ne se contentera pas de faire comme ses prédécesseurs en s’endormant benoîtement dans les ors de la république et la jouissance au jour le jour des multiples petits avantages du pouvoir.

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