20 mars, 2008

leçons des municipales

Classé dans : politique France — elis @ 21:21

 

 

Leçons des municipales

 

Difficile de tirer une leçon des municipales.

Une reconquête de nombreuses villes par la gauche,certes.

Mais pourquoi ?

Moindre mobilisation parce que moindre politisation de l’électorat de droite, certainement.

Colère de l’electorat de gauche contre un Sarkozy qui l’exaspère et donc forte mobilisation à gauche. Encore vrai

Responsabilité personnelle de Sarkozy par ses goûts de luxe étalés et l’augmentation de son salaire à un moment ou la rigueur est indispensable, grossière erreur , sans aucun doute.

Mais l’explication n’est elle pas aussi à chercher sur le terrain des débats d’idée et de la faiblesse de la droite dans ce domaine

A gauche c’est simple. La droite appauvrit la France. Il faut donner beaucoup plus en pouvoir d’achat et augmenter les retraites pour lutter contre la misère grandissante. La politique du gouvernement, qui a d’abord servi les riches, est désastreuse. Le message ne brille ni par sa pertinence, ni par sa subtilité mais au moins il est efficace. La gauche reste dans sa grande tradition du bourrage de crâne intensif et de son engagement intéressé au seul service des plus pauvres. Votez pour nous et on fera payer les riches

Mais à droite pas de réponse, sinon qu’on va poursuivre les réformes et que sur la durée la situation va s’améliorer. Désespérant de platitude. Sans parler de ceux, clan Raffarin, qui trouvent que l’UMP parle trop de réformes et qu’il faut en revenir à une politique plus « centriste ». Comprendre ne rien dire et ne rien faire.

Mais pourquoi la droite ne dit elle pas que la France est dans une situation difficile et que ce n’est certainement pas en continuant à creuser les déficits qu’on va améliorer sa situation. Le problème c’est qu’avant de redistribuer plus comme veut le faire la gauche, il faut d’abord recréer de la richesse, seul moyen de renflouer les caisses que ce soit celle de l’Etat, de la sécurité sociale ou des régimes de retraites. La gauche annonce qu’il faut distribuer à tout va, ce qui ne pourrait que creuser les déficits. Au pouvoir, elle ne pourrait guère le faire. Comme en 1983, si elle devait s’y risquer, elle reviendrait vite en arrière.

Quant à la droite, elle parle de concertation, d’ouverture, de poursuite des réformes mais sans grande conviction.  Son message est mou. Sa pédagogie est défaillante comme elle le reconnaît elle-même. La politique est un combat. Les messages doivent être forts, clairs et simplistes et bien entendu il faut désigner l’ennemi. Et en France, l’ennemi, pour la droite, ça devrait être les erreurs de la gauche, les 35 heures, l’ISF, les impôts et les charges beaucoup trop lourdes qui minent l’activité économique et qui font de notre économie, avec celle de l’Italie, l’une des moins performantes d’Europe.

Il faut épargner, se remettre au travail, attirer les talents, encourager les capitaux français et étrangers à venir s’investir chez nous, réduire le poids excessif des services public dans le PIB. Alors et alors seulement on sera capable de recréer des emplois marchands et de la richesse. Et une fois la création de richesse repartie, le chômage en nette régression et les déficits en voie de comblement, alors oui, à ce moment, et à ce moment seulement, on pourra  s’occuper des plus démunis et redistribuer du pouvoir d’achat.

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