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12 octobre, 2008

la grande crise du crédit

Classé dans : Economie — pyrrhon @ 9:01

 2 octobre 2008

Bourse et casino,internet,produits dérivés, crise du crédit

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Une fois de plus les marchés financiers montrent leur extraordinaire côté casino et machines à gains rapides pour ceux qui sont tous les jours sur leur écran. L’essentiel n’est pas de savoir ce que l’on vend ou achète mais d’aller, dans l’heure ou la minute, dans le sens du vent . Renifler et flairer la tendance et foncer, si possible sans rien miser. Evidemment, à ce petit jeu, on peut parfois perdre, mais rarement, tant les statistiques du jour et les inclinaisons des « futures » donnent sans grand risque le sens du vent pour la journée dans la plupart des cas. L’essentiel est de faire comme tout le monde et d’aller dans le sens de la foule pour gagner le maximum d’argent. Les « short » ou les « long » sont là pour ça !

A ce petit jeu, en période d’incertitude, tous les mouvements sont amplifiés et parfois de façon absurde. C’est ainsi que depuis deux mois toutes les matières premières, sous toutes leurs formes, prennent une claque énorme, sous prétexte que le monde entrant en récession, il y aura beaucoup moins de demande et que les prix de celles-ci vont s’effondrer. C’est naturellement vrai en partie mais qu’  un Total, 4eme major mondial du pétrole, n’ait plus qu’un PER de 6 alors qu’il fera encore 15 milliards de bénéfices au moins en 2009, il y a de quoi s’interroger ou se dire, qu’avec un peu de liquide, il y a de bonnes affaires à faire. Comme toujours la bourse anticipe mais dans la démesure en ramenant à rien ce qui dans la réalité continue à valoir beaucoup et, dans l’autre sens , au moment des bulles, pousse au pinacle des valeurs qui ne valent pas trois francs six sous.

En ce moment la débâcle n’a pas atteint tout le monde. Un DJ à 10500 $ avec un sérieux ralentissement qui pointe c’est encore beaucoup trop. Quand il sera à 8000 et encore plus à 7000 ( rappel point bas 2003 :7500) on aura atteint le fond et à ce moment les bourses stopperont leur chute. Ce n’est pas très sorcier de prèvoir cela. Il suffit de regarder les planchers atteints après 2001 et jusqu’en 2003.Ainsi le CAC a 2400 en2003 et à 3000 aujourd’hui a ebcore une petite reculade devant lui. Des millions de gens ont ces seuils en tête et ils vont en tenir compte incessamment. Les hausses comme les baisses sont largement assise sur des réactions psychologiques.

 

6 octobre 2008

 

Aujourd’hui, nouveau black Monday, le DJ a perdu à un moment 900 points pour passer à 9500 puis remonter à 99OO dans la dernière heure. Volatilité, panique, tout est massacré sans discernement. S’agissant des banques on peut le comprendre. Mais plus étonnant alors que le DJ a perdu un peu moins de 20% à ce jour , les matières premières, les valeurs aurifères,  les valeurs pétrolières ont perdu au moins 30%, au nom de la crise qui approche.

Les seules valeurs sur lesquelles on se rue : les bons du trésor US avec ainsi des rendements de plus en plus bas. En somme la seule chose de valeur est aujourd’hui la colossale dette US encore aggravée par les plans Paulson et les 1000 ou 2000 Milliards annoncés pour sauver les banques . On semble ainsi marcher sur la tête. La crise est née de façon flagrante d’un excès de crédit et on continue à en fabriquer encore et encore plus.

La question peut se poser : n’est on pas en train de faire fausse route en continuant à inonder un peu plus chaque jour le monde de liquidités ? Pour ne pas faire comme en 1929, on fait exactement le contraire.

Mais reconnaissons toutefois qu’il est nécessaire que les gouvernements se remuent pour réamorcer la pompe. Les garanties apportées par les Etats sur les prêts interbancaires sont une excellente chose. L’interdiction des ventes à découvert aussi. L’erreur est sans doute de ne pas l’avoir fait plus tôt, et dans le monde entier, car une chose est sûre : à l’heure d’internet, les Etats ne peuvent plus jouer en ordre dispersé. Ils ont en face d’eux un acteur mondial unique, le marché, aux réactions instantanées et immédiates. A la moindre faille, le marché s’y engouffre. Cette crise est bien sûr celle du crédit facile mais c’est aussi celle d’une nouvelle ère technologique que les gouvernements ont mal appréhendés et dont jusqu’à ce jour ils n’ont pas tenu compte dans les instances de régulation. De même que mai 68 est indissolublement lié à l’arrivée des transistors, la grande crise financière de 2008 repose aussi sur l’internet. Pas exclusivement bien sûr mais il en est le facilitateur.

 

Et , en vrai libéraux , ne résistons pas à l’insertion dans ce texte, d’un excellent article (cf ; ci dessous) qui rappelle, qu’en bonne logique, lorsque les gouvernements créent beaucoup plus de monnaie papier que le travail qu’elle devrait représenter cela finit toujours (Law, Weimar…) par une catastrophe. Et bien nous y sommes !

 

Vendredi 10 octobre 2008

 

Le capitalisme meurt de sa monnaie
Simone Wapler

 Avant le capital, il y a la monnaie
 Toutes les monnaies fiduciaires ont fait faillite
 Les monnaies actuelles n’échapperont pas à cette fatalité

Cette nuit, le 10 octobre, Wall Street puis Tokyo clôturent en très lourde perte :
- Dow Jones : – 7,33%
- Nikkei : – 9,62%

Le CAC40 a ouvert en baisse de 8%.

Les Bourses sont le symbole du capitalisme. Celui-ci est-il en train de s’effondrer ?

Avant le capital, il y a la monnaie
Ce n’est pas le capitalisme qui s’effondre, c’est un système monétaire basé sur une imbrication de monnaies fiduciaires dématérialisées.

Les banques ne sont pas confrontées à une crise de liquidités, elles sont confrontées à une crise de solvabilité, comme nous le clamons depuis des mois. Il ne s’agit pas de manque d’argent temporaire. Il s’agit de la capacité à faire face à leurs obligations et leurs engagements.

Nous avons atteint le point de non retour. A toute émission supplémentaire de monnaie, les marchés réagissent désormais avec un sursaut de bon sens : négativement. Trop c’est trop, semblent-ils dire. Dans leur aveuglement et leur surdité les banques centrales, autistes, baissent leurs taux.

La monnaie fiduciaire a toujours fait faillite
Dans un monde idéal, la monnaie fiduciaire pourrait marcher. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal, il n’existe pas.

Depuis la nuit des temps, les humains ont essayé de trouver un système d’échange fiable, de peaufiner le troc. La monnaie n’est pas autre chose qu’un moyen de stocker du travail déjà fait pour pouvoir l’échanger plus tard. La première richesse, c’est celle que procure le travail.

La monnaie a donc toujours été ancrée à un actif tangible qui exigeait l’exécution préalable d’un travail : or, argent, coquillage rare, perle. On pouvait choisir d’aller chercher la monnaie (or, coquillage), mais cela demandait du travail.

La monnaie fiduciaire n’est pas ancrée sur un actif tangible. Elle repose sur la confiance. Fiducie = confiance. Il faut faire confiance à l ‘émetteur qui bat monnaie en fonction de sa richesse.

Les monnaies fiduciaires ont toutes fait faillite car l’émetteur a toujours succombé à la tentation d’émettre plus que ce que sa richesse lui permettait. Le monde idéal, ce n’est pas ici. Au paradis, la monnaie fiduciaire règne peut-être.

Les monnaies actuelles n’échapperont pas à la faillite
Nous avons été ivres de consommation, d’émission monétaire et les gouvernements successifs des pays riches ont acheté de la paix sociale en émettant de la monnaie.

Le dollar étalon, qui arrange tout le monde, repose sur du vent : une montagne de dettes publiques et privées. 10 250 milliards de dollars. Ce chiffre n’a plus aucun sens,  c’est presque 30 % du PIB mondial annuel.

Les réserves internationales reposent sur ce dollar. Toutes les banques centrales ont émis de la monnaie au motif que « si les Etats-Unis le faisaient, pourquoi pas nous ? ».

Des gouvernements complaisants ont poussé les banques centrales à émettre cet argent sans travail, basé sur aucune production de biens ou de services. Les politiques de relance par la consommation incitent les gens à dépenser ce qu’ils n’ont pas encore. Les cadeaux fiscaux aggravent les déficits budgétaires.

L’imbrication des monnaies fiduciaires est telle que la faillite sera collective.

Apprendre à vivre sans crédit
Il va falloir nous habituer à dépenser ce que nous avons déjà et non dépenser ce que nous n’avons pas encore. Ce sera vrai à titre individuel comme à titre collectif.

Le problème, que découvrent aujourd’hui avec stupeur les anglais, est que l’épargne « garantie » ne peut être retirée. En gros,  » c’est garanti, d’accord, mais n’y touchez pas ».

En France, hier, une cliente de la Caisse d’épargne était pour la première fois contactée par téléphone par son conseiller financier qui lui proposait un prêt !

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