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12 décembre, 2008

La crise,l’Amérique, le monde

Classé dans : Economie — elis @ 16:43

 

La crise, l’Amérique, le monde.

 

 

En ces temps de « crise », difficile de conjoncturer et d’appréhender ce qui pourrait bien se passer.

La crise ? Elle existe mais quelles seront son ampleur et sa durée ? Evidemment personne n’en sait rien.

ni les économistes

ni les gouvernements

et encore moins les journalistes .

 

Heureusement il semble qu’il y ait tout de même deux ou trois choses qu’on sache.

 

  • 1. il fallait sauver les banques. On l’a fait, et c’est très bien, au demeurant en ne leur faisant pas de cadeaux: prêts à 8% en France, 10% demandés par la CEE, 12% en Grande Bretagne.
  • 2. il ne faut surtout pas faire de protectionnisme: l’APEC a magnifiquement pris les devants en disant surtout pas de protectionnisme trans-pacific. Bien plus discutable le fonds Sarko de la CDC pour protéger nos entreprises nationales d’éventuels prédateurs. Si ce n’est pas du protectionnisme (dont on rappelle qu’il fut l’élément majeur de la crise de la dépression mondiale entre 1929 et 1940) qu’est ce que c’est?
  • 3. faut il relancer au risque d’augmenter les dettes?
  • a. un tout petit peu et sur des mesures à effet immédiat: oui. Exemple: prime à la casse française: pas mal. Idem plafond des prêts à taux zéro réévalué
  • b. massivement en déséquilibrant un peu plus dans le sens trop de crédit: non. Si les banques sont trop frileuses, tant mieux. Ne jamais oublier que c’est à cause de leurs excès de prises de risque qu’on en est là! Quelque soient les contorsions intellectuelles, on ne peut soigner un malade qui a la diarrhée en lui faisant avaler de l’huile de ricin.
  • c. quand la Suède et le Canada se sont trouvées en cessation de paiement pour excès de déficits publics, ils ont fait des économies drastiques et ont réduit le train de vie de leurs administrations pour le plus grand bien de tous. Toutes proportions gardées, l’Allemagne suit leur exemple. Dommage que la France fasse tout le contraire…et encore plus l’Amérique qui continue à profiter de son statut «impérial» et de son dollar refuge. Cà ne durera pas éternellement!
  • d. Investir pour le long terme: oui. Vouloir absolument relancer la consommation par le crédit facile: non!
  • 4. Faut il revoir les règles prudentielles bancaires et le fonctionnement des dérivés de crédit? oui. Les experts mandatés par le G20 s’y collent. Très bien.
  • 5. L’Amérique maître du monde? c’est toute la question. La crise boursière et le fantastique rebond du dollar ont été déclanchés par les gérants US. De fait ce sont eux qui avaient excessivement fait gonfler les bourses, toutes les bourses mondiales. Maintenant ils les ont tué. Et maintenant tout les medias crient à la crise…et les comportements des citoyens du monde s’inscrivent dans ce schéma…et la crise s’entretient d’elle-même. C’est le cercle vicieux parfait. On serait tenté de penser que pour que tout revienne à la normale, il suffirait que les bourses remontent. Ce sera le cas si les gestionnaires de fonds américains se décident à revenir sur les actions.
  • 6. Mais revenons encore à l’Amérique. Est elle vraiment, avec ses 25% du PIB mondial, le seul acteur qui compte? En bourse, oui. Elle doit faire au moins 60% des investissements boursiers mondiaux, mais en économie réelle, non! Elle ne vaut qu’un quartcomme l’Europe et le Japon un huitième! Et le reste a démarré depuis plus de 10 ans sa longue marche vers la croissance. Cela ne s’arrêtera pas: Europe, Etats-Unis et japon seront progressivement grignotés par les anciens pauvres de l’Asie du sud est ou d’Amérique latine.
  • 7. Faut il faire des plans de relance? L’Allemagne ne le pense pas, vs America qui en serait à 10.000 milliards de dollars.???? Mais personne ne trouve cela ahurissant. Les fonds de placement ont déjà recréé une nouvelle bulle: celle des T.bonds à Court Terme. L’Amérique aurait dégagé au moins 10% de son PIB pour des plans de relance, l’Europe 1,2%. Selon Keynes- très prisé par les temps qui courent- «quand le privé ne dépense plus, il faut que le public le fasse à sa place». Une chose est sûre: tout cet argent sorti de nulle part ou de la planche à billets devrait pousser ensuite à l’inflation. Paniqués par les risques de déflation les gouvernements inondent de nouveau le monde de liquidités. Est-ce une bonne chose? Pas sur. La dette des états va s’envoler et qui va souscrire? Les épargnants japonais, européens, le trésor public chinois? peut être, mais pas les américains: ils n’ont pas un dollar en poche.
  • 8. Et comment le pétrole qui valait 145 il y a 5 mois peut il valeur 40 aujourd’hui? Qu’un acheteur immobilier attende et n’achète pas d’accord, que les vendeurs attendent aussi, tout se bloque. Ou alors la majorité des vendeurs doivent absolument vendre et les prix baissent. Mais le pétrole, tout le monde en a besoin tous les jours. Alors comment une baisse d’une telle ampleur est elle possible et explicable sinon par des manœuvres spéculatives sur les «futurs et les options» qui dispensent les opérateurs boursiers d’apporter des biens réels en contrepartie. Ne restent plus alors que les anticipations affolées ou avides des cerveaux humains sur un écran informatique. On nous explique tous les jours que puisque, il va y avoir crise, on consommera moins de pétrole. Certes, mais aujourd’hui on en consomme à peu près toujours autant. Et demain bien malin qui pourrait prévoir les niveaux de l’offre et de la demande. Force est de conclure que les cours du pétrole (et des autres matières premières) ont quelque chose de virtuel. C’est un jeu internet. Ce n’est pas une confrontation de l’offre et de la demande sur un marché transparent. Ce sont des échanges virtuels qui font le prix et non la confrontation d’une offre et d’une demande réelles. Encore un jeu spéculatif. Si j’étais la Chine je me précipiterai pour acheter du pétrole au cours actuel sur 10 ans!!!

 

 

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