9 août, 2009

Droite timide et Gauche perdue

Classé dans : politique France — elis @ 8:33

 

Ce pourrait être comme une jolie comptine, toujours répétée, et rythmée par une jolie mélodie.

 

DROITE TIMIDE

 

La droite timide n’ose pas parler. Les syndicats sont sacrés . On les écoute. On les reçoit…toujours. On les respecte….éperdument. Or les syndicats ne font pas que remplir leur rôlenormal et naturel de défense des salariés. En France ils s’inscrivent dans une conception socialisante de l’économie. La droite leur confie un rôle médiatique et social prépondérant. Ils jouent un rôle considérable dans la cécité française sur le monde contemporain. Et même dans le discours de la « droite ». L’économie de marché ? On ne connait pas trop. Le capitalisme encore moins. Quand il n’est pas anglo saxon, il est libéral donc pas vraiment en odeur de sainteté. Ce qu’on aime à Droite, ce sont les pôles industriels, les grandes machines d’Etat, fortes et puissantes qui sauveront la France des désastres de la mondialisation. Gaullistes on était et gaulliste on demeure, même si on ne le dit plus trop aujourd’hui. Bien sûr on respecte et on soutient les grands champions nationaux du CAC 40. Mais à des degrés divers. Total n’est pas trop en odeur de sainteté. La grande distribution non plus. Le luxe est mieux vu, medias et journaux people obligent. Mais nos champions qu’on aime bien c’est EDF avec son nucléaire, Thales avec ses industries de défense, Air bus capable d’en remontrer aux américains . Toutes nos grandes machines d’Etat…qui marchent bien d’ailleurs, il faut le reconnaître, tout comme marchent très bien, en ex URSS, les Gazprom et autres grands trusts d’Etat ou la collusion avec le politique est extrême, tout comme en France avec l’ENA dirigeante. Un peu le même type de direction economico politique en somme. Heureusement la France n’est pas une dictature alors qu’il est difficile d’en dire autant de la sainte Russie poutinienne.

Donc la France de droite s’accommode fort bien de son économie mixte dominante et ne campe pas trop sur les rives de la défense de l’économie libérale ou « économie de marché » selon le terme plus officiel et plus neutre d’aujourd’hui, concocté, notamment, par l’Europe de Bruxelles.

Il faudrait pourtant rappeler que la supériorité de l’économie libérale sur l’économie d’Etat n’est plus à démontrer. Quand les hommes jouent avec leur argent personnel, ils sont plus efficaces que lorsque ils rendent compte à leurs supérieurs hiérarchiques dont dépendent leurs promotions futures et le bon déroulement de leurs carrières. Dans ce cas là, la hierarchie et le politiquement correct ont toujours raison, même quand il s’agit de s’en tenir aux vérités les plus douteuses. Et ce n’est jamais bon pour l’économie.

Mais l’autre très grande vérité, la supériorité incontestable des mondes libres sur tous les pays socialo communiste en terme de réussite n’est jamais évoquée. Et pourtant Japon, Corée du sud, Singapour, Hong kong, Taïwan et maintenant Mexique, Brésil, Inde,Turquie ou Israël sont bien là pour nous démontrer , de façon évidente, que ce qui marche et ce qui crée la richesse, ce sont les économies libres ou les capitalistes peuvent créer leurs business et les développer parfois à une vitesse vertigineuse. Rien de tel dans les mondes socialistes ou dans les économies un peu trop administrées. On ne parlera pas trop de la Chine d’aujourd’hui dont les méthodes capitalistes agressives se pratiquent sous la direction éclairée du parti. Mais qui affiche encore des taux de pauvreté parmi les plus bas du monde ? La Corée du nord, Cuba, le Zimbabwé, toutes nations engluées dans le socialisme triomphant.

La richesse et le développement c’est le « capitalisme ». La médiocrité, la stagnation et parfois même le recul, c’est le socialisme.

Mais ne comptons pas trop sur les droites françaises pour oser tenir ce langage de vérité sans complexe.

 

 

GAUCHE PERDUE

 

Mais si la droite française est timide et n’a pas de corpus doctrinal de droite un peu étoffé, que dire du malheureux PS et de toute la gauche dont les dilemmes internes paraissent insurmontables.

 

La gauche est perdue car au moins 15% de ses bataillons raisonnent et pensent encore en termes marxistes et voient toujours dans un communisme rénové la meilleure façon de changer le monde et de donner enfin aux plus pauvres ce qu’on prendrait aux riches qui les exploitent, selon eux. Cette approche totalement anachronique, déconnectée de toutes les réalités contemporaines, est pourtant celle qui  séduit encore 15 à 20 % de l’électorat français grâce en particulier aux médias, aux syndicats et à l’extrême timidité doctrinale de la « droite française », voir ci-dessus. Alors que faire quand on est le PS, sinon parler assez largement comme Besancenot ou le défunt PCF et militer pour les luttes sociales,et pourquoi pas le grand soir qui nous amènerait enfin au paradis terrestre.

 Mais bien sûr ce décalage entre les mots, le langage, et la réalité profonde crée un malaise, Il y a ceux qui enfoncent le clou anachronique du socialisme d’antan et ceux qui disent qu’il faut rénover. Mais où est la solution ?

Avec l’extrême gauche ou avec le centre de Bayrou ? Ni d’un côté ni de l’autre on ne peut capter la majorité du corps électoral français. En fait le PS a besoin des deux bords pour accéder au pouvoir donc il ne peut se prononcer car s’il le fait il est perdu. Certes, il parait déjà perdu aujourd’hui mais son ambiguïté lui servira peut être encore en 2012 quand il s’agira de faire tomber Sarkozy.

Un PS pur, doctrinal et honnête aurait déjà du depuis longtemps abandonner le marxisme et s’aligner sur les partis frères socio démocrates européens en acceptant l’économie de marché. Mais il en connaît parfaitement les risques.

L’exemple de la sociale démocratie italienne qui a définitivement rompue avec le marxisme, mais qui n’arrive pas à s’en remettre, lui fiche la trouille, tant il sait que les voix de l’extrême gauche française lui sont indispensables pour l’emporter en simples termes d’arithmétique électorale.

Et l’envie de reprendre le pouvoir, fut ce dans la plus parfaite hypocrisie du langage et de la démagogie à tout va, est trop forte pour qu’on ait vraiment le courage de parler vrai.

Par ailleurs, le parti recherche leader désespérément ce qui n’arrange pas les choses car au petit jeu des ambitions personnelles triomphe surtout la cacophonie.

Enfin, dernier pépin, les écolos, conduits par Dany le rouge , leur taillent des croupières. Et là, cela se comprend parfaitement car Dany est clair et net et ne campe pas dans l’ambiguïté. Il est pour l’Europe sociale démocrate. Il accepte l’économie de marché et bien sûr il est vert, un vrai vert à l’Allemande, combatif , anti-nucléaire, et pour un nouveau modèle de développement, plus économe en énergie, plus tourné vers la préservation de la planète et donc nécessairement crédible. Bien plus que les socialistes. Saura t il monter à leur étiage électoral ? Pas sûr aux régionales car les hiérarques du parti vont jouer de toute leur entregent local. Mais à suivre néanmoins car si les verts approchent de 12%, sale temps pour le PS.

Le PS est il condamné à dépérir pour autant et à être de nouveau perdant aux grandes échéances de 2012 ? Pas sûr, car l’idéologie dominante en France, en partie du fait de la timidité de langage de la droite, demeure largement socialisante.

Dans ces conditions il n’y aurait rien d’étonnant à ce que « Droite timide et Gauche perdue », alliés objectifs qui s’ignorent, finissent tout de même par ramener au pouvoir, en 2012, le petit enfant perdu du socialisme français avec un fort parti des verts et un zeste de Melanchon/Buffet à leurs côtés.

 

 

ADRESSE EN FORME DE POST SCRIPTUM

 

Mais pourquoi le capitalisme est il supérieur ? Tout simplement parce qu’il crée de la richesse, dont tout le monde profite, même si c’est, en apparence, au prix d’un accroissement des inégalités. Les plus pauvres sont moins pauvres et s’enrichissent, mais les riches parfois encore plus. Est-ce si tragique ? Pas vraiment car que fait le riche ? Il achète des objets de luxe qui enrichissent en cascades des centaines de gens. Il investit dans ses propriétés. Mêmes conséquences : beaucoup d’emplois créés dans l’immobilier. Enfin et surtout, son argent, à 90%, il le réinvestit dans de nouvelles affaires qui, s’il est bon, génèreront à nouveau, de nouvelles richesses pour tous. Et c’est pour cela que le capitalisme est supérieur au socialisme.

Certes le socialisme est pavé de bonnes intentions mais même s’il fait de grands efforts d’investissement, géré par les hommes de l’Etat, soumis aux objectifs électoraux, ce n’est pas toujours une réussite. Personne n’est responsable. Personne ne joue avec son argent. Les jeux de pouvoirs d’abord, pas vraiment ce qu’il y a de plus efficace.

Et plus souvent, avant d’investir, le socialisme redistribue et favorise la consommation. Il prend aux riches qui, quand ils le peuvent, partent à l’étranger et c’est le cas aujourd’hui, dans une économie monde, dans tous les pays démocratiques. Il parait donc autrement plus intelligent d’attirer les riches plutôt que de les faire fuir, cas de la France avec son impayable ISF.

 Le socialisme adore aussi faire de nouveaux règlements dans sa soif de tout surveiller et de tout corriger. Il complique les choses et passe son temps à entraver les hommes les plus dynamiques en les empêchant de s’enrichir comme ils le souhaiteraient, alors que la volonté et l’aspiration à s’enrichir demeure le premier moteur de l’activité humaine.

Le socialisme favorise l’assistanat. Il n’encourage pas la création individuelle. In fine, il ne crée pas la richesse, il la consomme et parfois, dans ses pires excès, il va même jusqu’à la tarir et à l’épuiser. Et voilà pourquoi le capitalisme est supérieur au socialisme. Et voilà pourquoi il serait temps de le dire.

 

Et que doivent faire les Etats modernes de gauche ou de droite? Mais c’est tout simple !

 

  • Encadrer le capitalisme et éviter ses excès.
  • Surveiller étroitement et sévir durement pour que la concurrence fonctionne. Elle est le principal moteur du progrès avec la liberté d’entreprendre et la protection de la propriété individuelle et des droits civiques.
  • Taxer raisonnablement, c’est à dire pas à 45% de prélèvements obligatoires (cas de la France actuellement) quand les autres sont plutôt à 35%.
  • Avoir de préférence une obligation légale de voter des budgets en équilibre (interdit d’emprunter massivement pour faire payer les générations futures)
  • redistribuer et aider les plus pauvres et les plus démunis tout en réalisant les investissements collectifs nécessaires et porteurs d’avenir.
  • Bien gérer l’Etat et en faire une machine peu coûteuse et efficace…c’est évidemment le plus difficile à réaliser quand tout le monde pense que pour régler les problèmes de l’emploi il suffit d’embaucher des fonctionnaires.

Comme le disait Poincarré : « La France est un merveilleux pays : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts ».Un siècle après, cette chère maxime demeure plus que jamais d’actualité.

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