7 avril, 2010

sarko est le probleme

Classé dans : politique France — pyrrhon @ 13:48

 26/03/2010

 

Avec 30% d’opinions favorables sur Sarkozy selon un dernier sondage, et une nouvelle dégradation de la côte de ce président dans l’opinion, il est de plus en plus clair, pour la droite, que la solution, en 2012, ne passe plus par Sarkozy. Sarkozy n’est plus la solution, il est le problème.

D’accord mais y a-t-il quelqu’un pour le remplacer ?

Clairement non pour le moment. Et, non seulement, il n’y a personne mais il est probable, en outre, que le système est totalement verrouillé, au sein de l’UMP, pour qu’il n’y ait qu’un seul prétendant en 2012 : Sarko !

L’ineffable Dominique De Villepin l’a tellement bien compris qu’il appuiera son inévitable candidature, si la justice le blanchit, dans un nouveau parti, hors de l’UMP.

Beaucoup de gens ont déjà compris que la défaite est quasi assurée en 2012 si Sarko est encore là.

On peut saluer, à cet égard, la déclaration d’Alain Juppé, disant qu’il serait candidat à des primaires si Sarko, « pour des raisons qui lui appartiennent » décidait de ne pas se représenter.

De grandes primaires, annoncées assez tôt au sein de la droite, et pas seulement au sein de l’UMP, permettrait sans doute d’offrir une nouvelle chance à l’éclosion d’une réflexion de « droite »sur l’avenir de la France et de ses problèmes dans l’Europe et dans le monde. Il ne manque certainement pas de candidats de courage, de volonté et de solidité intellectuelle  au sein de la droite, parmi les parlementaires ou en dehors d’eux. Nous entendions ce matin Luc Ferry et hier Bernard Debré, voilà des hommes de bon sens, non « excités », et capables d’une réflexion solide. Mais il y en a bien d’autres.

La « droite » a besoin de se retrouver dans le calme et la sérénité, de ne pas  ménager le vide intellectuel de la gauche et de l’attaquer sans complexe, mais encore plus d’évoluer dans un langage de vérité vers une refondation sur les vrais problèmes de la France : des services publics trop lourds qui engendrent le chômage, un droit social inadapté, une rigueur budgétaire qui s’impose étant donné l’ampleur des déficits, et une priorité absolue à la liberté d’entreprendre, la création d’entreprise, l’Education et la création de richesse.

Il faut encore et toujours expliquer la formidable révolution des pays émergents et le changement radical- en bien- de l’état du monde, qui se développe très vite  et sort des millions d’êtres humains de la pauvreté.

Parmi le fatras de mesures disparates et inégales lancées par Sarko, il y a quelques bonnes mesure à garder : la réforme parlementaire, les auto entrepreneurs, la nouvelle carte judiciaire, les tentatives de supprimer le juge d’instruction ou de rationaliser l’empilement des structures des collectivités locales, la RGPP qu’il faut relancer, etc, etc…

Mais il y a aussi les mesures discutables sur lesquelles il faut impérativement revenir : le bouclier fiscal ou, peut être, la trop grande générosité sur les droits de succession. Il faut donner le signal que les riches ne seront plus favorisés et annoncer une nécessaire augmentation des impôts sur ceux qui peuvent le supporter : vrais riches et classes moyennes supérieures mais aussi TVA sociale. Il faut impérativement transférer les taxes qui pèsent sur le travail, autres que les retraites et la sécu des salariés, vers les CRG, CRDS et le cas échéant TVA. Bien entendu il faut aussi annoncer l’aboutissement d’une vraie réforme des retraites, la fin des 35 heures et la suppression de l’ISF. Les riches et les étrangers doivent revenir investir en France. C’est vital. Tout comme avec la taxe carbone, on ne peut être les seuls en Europe ou dans le monde, en économie ouverte, à appliquer des lois que les autres n’appliquent pas. Et, enfin les banlieues ou la solution ne peut passer que par le retour de l’emploi et donc d’investisseurs de tous poils, attirés par une main d’œuvre jeune qui a tout à apprendre mais qui finira bien par s’y mettre si on sait l’attirer par un salaire décent et de la chaleur humaine. L’économie ouverte, le travail ,l’éducation, la liberté ,la concurrence, l’entreprise privée et l’investissement privés sont la solution. Il faut le dire.

Et pour finir, la politique étrangère. Notre vœu le plus cher : que nos futurs dirigeants de droite aient l’humilité de s’aligner totalement sur Angela Merkel. Elle seule sait ou elle va et, elle seule, à la tête suffisamment solide pour emmener les droites européennes, l’Allemagne et la France dans la bonne direction : Un vrai pouvoir européen plus fort, rigoureux, réduisant les déficits publics et méfiante vis-à-vis de l’Amérique démocrate et encore plus de « l’ogre » soviétique.

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