20 juin, 2010

Le monde, l’Europe, la France en juin 2010

Classé dans : Europe,International,politique France — elis @ 21:50

 

 

« Football et économie mondiale en attente de vrais changements »

 

Le monde

En ce mois de juin, un peu de saturation autour du football mais aussi, pour commencer, quelques réflexions sur ce sport. Formidable instrument de rapprochement et de vivre ensemble de toutes les nations du monde, il illustre aussi la vague déferlante de la mondialisation. Tous ces joueurs « nationaux » sont, de fait, presque tous pour les meilleurs, des mercenaires apatrides, tous salariés d’énormes multinationales du football. La planète football est un parfait univers mondialisé. Avec ses qualités- concurrence, compétition, jeunesse, courage- mais aussi ses formidables défauts, en particulier, pourrie par l’argent, le refus d’utiliser la vidéo pour relayer ou valider parfois les décisions de l’arbitre. Des millions de téléspectateurs peuvent voir ce qui s’est passé mais seul l’arbitre qui n’a rien vu, ou qui a mal vu ou qui est partial ou qui a été acheté, décide. C’est de la derniers absurdité et une fantastique dérive de ce à quoi conduit la religion de l’argent roi et du souci de manipulation que veulent encore se garder les autorités du football, Platini en tête. Il y aurait pourtant une règle simple à instaurer et espérons qu’on y viendra : les trois arbitres sur le terrain, sur des pénaltys ou des cartons rouges, ont le droit de se réserver de faire appel à la vidéo, si l’un d’eux à un doute. Difficile de « circonvenir » trois arbitres en même temps, mais aussi concurrence plus solidarité entre eux dans l’épreuve !

Et pendant cet intermède footballistique, le monde , déboussolé depuis 2007 par les subprimes, continue de « galérer » en se demandant bien ce qu’il doit faire, sans qu’aucune mesure un tant soit peu « révolutionnaire » ou sérieusement réformatrice n’ait été prise depuis 3 ans. Les traders « tradent ». Les banques se refont une santé en spéculant. Les américains croient toujours en leur roi dollar malgré les défaillances manifestes de leur économie , et l’Europe ne sait comment sortir l’Euro de la crise. Quant aux chinois ils campent sur leur contrôle impérial de leur taux de change et ne veulent pas entendre parle de marchés leur dictant le vrai cours réaliste du yuan. On peut donc dire que dans cette grande planète terre économique mondialisée, le statut quo, est, pour le moment, le maitre mot qui s’impose. Sauf que les cours de l’or, hauts mais pas encore « stratosphériques », montrent bien qu’au niveau, non pas des décideurs, mais des investisseurs et des épargnants ordinaires, leur bon sens inévitable commence à leur dicter une politique de prudence. Le grand désordre des taux de change mondiaux ne pourra pas durer éternellement. Les manipulations des cours et les politiques keynesiennes et démiurgiennes des grandes nations occidentales ne pourront pas durer éternellement non plus. Tout comme les forces de la nature, les forces de l’économie n’obéissent pas encore à la volonté des hommes.

 

L’Europe

Et après le monde, l’Europe, et son Euro qui bat de l’aile.

 Il est curieux de constater que le FESF, la trouvaille en catastrophe de nos politiques pour enrayer les attaques des marchés, n’est qu’une baudruche instable sans grande consistance. Comment régler le problème de l’Euro en empruntant de nouveau au niveau du FESF mais avec l’apport de pays européens , 110 milliards pour la France, qui sont déjà exagérément surendettés. A priori cela parait absurde et ne devrait avoir aucune chance de contenter les marchés. Plus sérieux apparaît la politique de rachat par la BCE des dettes souveraines qui arrivent à échéance et que les Etats du club med ne pourront rembourser autrement qu’en empruntant de nouveau mais à des taux records, probablement du 8% ou plus pour les Etats concernés, ce qui les ruinera encore un peu plus. La politique de rachat de la BCE repousse donc le problème. Mais il ne le résout pas. Pour racheter ces emprunts la BCE sort apparemment l’argent de nulle part. En fait elle fait sûrement tourner la planche à billet au niveau de l’Euro comme elle le faisait déjà avec les facilités de crédit sur la masse monétaire. C’est, tout comme aux Etats-Unis, la création de monnaie, à partir de rien, qu’on utilise. Beaucoup d’économistes socialo keynésiens trouvent que c’est très bien . Ne faut-il pas éviter la déflation et relancer la croissance par la consommation. Mais le bon sens le plus élémentaire ne dit pas cela. Il dit, lui, que pour dépenser il faut d’abord en avoir les moyens. D’abord, avoir des recettes, les Etats européens n’en n’ont plus assez, et ensuite dépenser, mais pas nécessairement n’importe comment mais plutôt de façon intelligente en investissant pour la consommation, certes, mais aussi pour l’avenir en créant de la richesse pour le futur qui servira aussi le progrès , les gains de productivité et l’amélioration du niveau de vie. Les libéraux soutiennent que seuls les entrepreneurs privés, guidés par le souci de leur intérêt particulier et de la réussite de leurs entreprises individuelles savent vraiment faire cela. Les Etats ne le peuvent car leurs dirigeants ne jouent pas avec leur argent mais avec des idées abstraites et des projets qu’ils ne peuvent ni maitriser, ni commander, le monde réel étant trop vaste et trop complexe. Sans compter que leurs motivations électoralistes ne rencontrent pas toujours l’intérêt général. Quant un entrepreneur privé échoue et fait faillite ce n’est pas grave. Quand ce sont les Etats c’est plus sérieux.

 

La France

Partis de la planète et passés ensuite à l’Europe, abordons maintenant aux rivages hexagonaux et à l’événement phare du mois, la réforme de nos régimes de retraite.

Que celle-ci soit indispensable, nul n’en disconvient plus. Le PS pensait toutefois qu’on pouvait tout de même attendre encore un peu et qu’il fallait d’abord relancer la croissance …en distribuant plus de pouvoir d’achat bien sûr ..mais sans augmenter l’endettement. Il aurait suffit de ponctionner les riches. Le problème c’est de savoir quels riches ? et pas besoin d’être au niveau de math sup pour penser que pour commencer à résoudre nos problèmes et trouver les riches en question, il faudrait sans doute aller les chercher au niveau des revenus individuels  de 2000 euros par mois et pas se contenter des super riches depuis longtemps éxilés à l’étranger. Autant dire que beaucoup, beaucoup de gens seraient concernés.

Alors notre gouvernement, plus sagement, à pensé, lui, qu’il était grand temps de s’y mettre et on ne peut que l’en féliciter.

Ce qui a été décidé est plus difficile à apprécier. 62 ans réalisé en quatre ans c’est sans doute bien, Les fonctionnaires passant progressivement à 10,55% de prélèvements individuels  comme le privé, cela parait aussi, ô combien, justifié mais une question demeure. Alors que les fonctionnaires d’Etat, les agents des collectivités locales et ceux des grands régimes spéciaux , représentent au moins 40% des salariés français, faut il que les « contribuables » continuent largement à financer leurs retraites au motif essentiel qu’il ne fallait pas toucher à la règle de la retraite calculée sur les 6 derniers mois contre la moyenne des 25 meilleures années dans le privé . Tout le monde sait que les carrières des fonctionnaires, au contraire de celles du privé, s’améliorent régulièrement avec le temps et qu’elles atteignent leur maximum en fin de carrière. Couplée à la pratique du « coup de château », leurs départs en retraite s’effectue donc le plus souvent à des niveaux très favorables et sans doute excessifs au regard de leurs capacités contributives. En va-t-il de même dans le privé ? Bien peu probable et ce n’est pas l’Insee ni les travaux du CORE qui nous donneront un avis non biaisé. Pas assez indépendants. L’impression générale demeure donc plutôt celle d’une réforme en demi teinte d’autant plus que le refus d’ouvrir le dossier des retraites par capitalisation est non seulement absurde, la plupart de nos voisins l’ont fait, mais relève aussi d’un manque de courage notoire ou d’une volonté de bien respecter les acquits sanctuarisés des grandes avancées socialo communistes de 1945, même quand on est théoriquement un parti de droite.

Et pour finir un mot tout de même sur le football français et son psychodrame après la défaite; Un entraîneur pas brillant et qui semble vouloir faire plaisir à tout le monde et notamment aux joueurs pour préserver l’esprit d’équipe. Des joueurs pas d’accord avec les choix de l’entraineur. Des gens qui « caftent » au journal l’Equipe ce qui s’entend dans les vestiaires ce qui révolte les joueurs. Le journal l’Equipe qui se fait un gros tirage en colportant les ragots et un minidrame national qui va occuper les conversations des français pendant une bonne dizaine de jours. Pas bien grave, mais en même temps une certaine indignation compréhensive pour ceux qui pensent que lorsque l’on représente la France, que l’on est des super professionnels hyperpayés, on doit afficher plus de discipline. Mais les premiers coupables sont sans doute les dirigeants de la Fédération du foot qui auraient du comprendre que lorsque  on gagne en trichant, avec la main de Thierry Henry, on doit avoir la classe et l’élégance, en dépit de toutes les pertes financières possibles, de proposer à son adversaire de rejouer le match. Elegance, fair play mais aussi belle image donnée aux gosses et au peuple du football d’une France qui comme à Fontenoy aurait pu dire non pas  : « messieurs les anglais , tirez les premiers » mais messieurs les Irlandais rejoins ce match fair play et que le meilleur gagne. Cela aurait tout de même eu du panache et de la grandeur et n’aurait pas entrainée cette malheureuse équipe de France sur un terrain miné aux yeux du monde entier.

 

 

 

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