• Accueil
  • > Archives pour juillet 2010

24 juillet, 2010

vrai ou faux

Classé dans : politique France — pyrrhon @ 18:02

 « Toute vérité a deux visages. Ce qui est vrai à la lampe n’est pas toujours vrai au soleil »

 

Sur les actualités du mois, avant le grand vide journalistique des vacances, ou était la vérité ? Secrets, mensonges parfois, approximations journalistiques, difficile d’y voir clair, quelque soit le sujet abordé. On en a retenu quatre exemples. Il aurait pu y en avoir bien d’autres

  • affaire Woerth-Bettencourt
  •  dossier des retraites
  •  les français pauvres
  • la dette et le cri d’alarme de J.Attali

 

BETTENCOURT

 

L’affaire Woerth frise le ridicule quand on voit le niveau de reproches venimeux fait au ministre. Qu’André Bettencourt, avec son immense fortune, ait régulièrement aidé de multiples personnages de la République et sans doute aussi pas mal d’amis et d’associations, quoi de plus normal ? Que les partis politiques, PS compris, en aient profité avant la loi refusant ces facilités, sans doute aussi. Que les hommes de pouvoir ou d’influence soient constamment sollicité ou qu’ils en usent pour recommander amis et pourquoi pas leurs femmes ? Quoi de plus banal, de plus répandu et de parfaitement normal. Je t’ai rendu ici un service, pourrais tu m’en rendre un ? Mais je puis aussi t’aider si tu es dans la difficulté. C’est pour la bonne cause et tout le monde fait cela tous les jours. Alors quand c’est de André Bettencourt qu’il s’agit, comment un tel homme, avec de telles responsabilités et une telle fortune avec sa femme n’aurait il pas des contacts au plus haut niveau avec des responsables politiques, quels qu’ils soient, car ce sont aussi des décideurs au premier chef et il importe de les informer à tout le moins.

En France les partis en place ont décidé que seuls les contribuables les financeraient « au nom de la démocratie », la gauche étant supposée ne pas bénéficier des subsides des riches. Ce faisant nos compères politiciens ont ainsi réussi à imposer un duopole de fait pour les grands partis puisque eux seuls bénéficient à vie de l’essentiel de la manne publique calculée en fonction des résultats précédents. Difficile de voir là un progrès. A tel point qu’Obama a préféré se passer des subsides publics, leur préférant, et de loin, les immenses subsides que lui procurait pour sa campagne, les « capitalistes » américains . Comme quoi, n’importe qui pouvant financer n’importe quel parti, est, peut être, fusse t on de gauche , une meilleure solution pour la démocratie que notre carcan électoral qui ne fait que consacrer le corporatisme des politiques ayant pignon sur rue en écartant tous les autres.

Le dernier avatar de la famille Woerth, la vente à une société de course, à un prix très bas d’un terrain de 50 Ha qu’elle louait pour 12 ans, prouve en tout cas, s’il en était besoin, que des forces « obscures mais puissantes » voulaient absolument faire tomber Woerth et avec lui Sarkozy et la réforme des retraites. Intéressant tout de même car cette fois on était loin des joutes ordinaires. Coup bas, délations, révélations quotidiennes qui se suivaient comme au grand guignol. Les attaques ont vraiment été impressionnantes. Mais, encore plus intéressant, les toutes dernières révélations sur France galop ont été très vite étouffées. Qui, comment , pourquoi ? Allez savoir. La vérité est une notion de plus en plus relative et la justice aussi. Confusion, obscurités, les révélations ou les soit disant informations que nous diffusent les médias ne sont que flammèches et chiffons de papiers qui jamais n’expliquent ou démontrent quoi que ce soit et ne rendent jamais compte non plus de la complexité des choses et des différents points de vue dont on peut les considérer.

 

 

 

AINSI EN VA-T-IL DE LA REFORME DES RETRAITES.

 

 Chacun peut y voir le verre à moitié vide ou à moitié plein et chacun y peut voir chaussure à son pied. Mais qu’en est il de la réalité ? Le sujet est tellement complexe et tellement technique qu’on ne peut évidemment compter sur la presse pour se faire une opinion.
Que notre système de retraite par répartition puisse de moins en moins tenir la route avec de moins en moins de cotisants et de plus en plus de bénéficiaires, c’est une certitude. Que faut il faire pour le rééquilibrer ? Là, cela devient plus complexe car tout dépend des perspectives de croissance et d’évolutions démographiques que l’on retient et pas seulement des modèles mathématiques sophistiqués intégrant les multiples variantes sur lesquelles on peut jouer. Ce n’est évidemment pas un sujet à la portée du grand public sauf que celui-ci comprend bien qu’il va falloir cotiser plus et travailler plus longtemps. La gauche qui veut en rester à 60 ans fait de la démagogie simpliste. La droite qui pousse à 62 ans fait de la politique. Allonger un peu mais pas de trop pour ne pas mettre tous les salariés du secteur public dans la rue. Mais dans le détail des mesures décidées, qui peut se targuer de dire si c’est correct ou insuffisant ? En tout cas, pas nous.

 

 

 

ET LES PAUVRES EN FRANCE ?

 

En France c’est bien connu il y a d’innombrables pauvres et il suffit d’écouter média, artistes et hommes politiques pour en être certain et être absolument persuadé qu’il faut faire quelque chose pour eux. D’innombrables associations leur sont fanatiquement dévouées et font tout ce qu’il faut pour que l’on parle d’elles tous les jours, sans parler de toutes les forces « de progrès », entendre de gauche, qui font de même.

Il ne se passe guère de mois sans qu’on nous assène que 8 à 10% de la population française vit en dessous du seuil de pauvreté, environ 850 € par mois et par individu si l’on a bien compris. L’Insee nous calcule cela en considérant que sont concernés tous ceux qui perçoivent, en net, moins de 50% du salaire median des français. Savoir quels sont les revenus moyens de ces pauvres ne doit pas être simple et les recettes de cuisine pour sortir un chiffre sans doute innombrables . Mais l’essentiel c’est qu’on en parle.

Mais une telle approche, tellement consensuelle, reflète t elle la réalité ? On peut en douter car fondamentalement la France, si on a l’habitude de la traverser et de l’observer un peu partout et sous tous les angles, donne plutôt l’impression d’un pays riche, et même très riche. Regardons les provinces françaises. Partout de splendides propriétés, de magnifiques communes et villages entièrement restaurés, d’immenses et magnifiques surfaces agricoles. Des champs de blé ou maïs à l’infini. Des vignobles qui rapportent des fortunes. Des côtes et des villas sompteuses, une côte d’azur pour millionaires de Cassis à Menton.

Mais d’autres indicateurs vont dans le même sens. Une épargne très élevée. Des fonds d’assurance vie dans près de 70% des familles françaises, une énorme classe de fonctionnaires , agents des collectivités locales et grandes entreprises publiques avec emplois à vie, retraites avantageuses, fin de carrières aisées et fortement rémunératrices. Ceux-ci représente déjà près de 50% de la population française, votant tous socialiste ou presque, persuadés qu’on ne leur en donne pas assez et pourtant particulièrement heureux. Bien nourris, bien logés, travaillant relativement peu, voyageant beaucoup, aidant leurs enfants et pouvant encore faire des économies. La vraie France , c’est celle là , celle d’une vaste classe moyenne qui ne connaît pas la pauvreté et qui pourrait supporté cinq points de CSG/CRDS ou dr TVA en plus sans que cela change grand-chose à leur niveau de vie. Beaucoup d’artisans, de cadres et techniciens d’entreprise, de PME, s’en sortent également fort bien et, pour eux non plus, et c’est tant mieux, pas de pauvreté.

Mais ou sont les pauvres ?  Dans les banlieues pense t on, mais encore faudrait il noter que la plupart de ceux qui y vivent bénéficient de conditions d’assistance généreuses, de la santé gratuite et d’une école « républicaine » qui ne leur coûte pas trop cher. Ici non plus pas de problème pour se nourrir, ni pour se loger , l’électricité, le chauffage et l’eau courante avec salles de bains à tous les étages ou presque.

Certes il y a de vrais pauvres. Travailleurs immigrés, clandestins, SDF, inadaptés sociaux,…il suffit de prendre les RER parisiens à 7H du matin pour s’en rendre compte. Mais il y a fort à parier que c’est pratiquement la même chose à Londres ,New York, Madrid ou Berlin et que c’est bien le lot de toutes les grandes agglomérations du monde occidental. Travailleurs pauvres, immigrés, transplantés, peut être 4 à 5% de la population totale mais guère plus. Et sans doute impossible à résoudre.

Alors pourquoi fait on tant de cas de la pauvreté notamment dans les médias, là ou les salaires sont particulièrement élevés et les « fromages » particulièrement juteux ? Parce que c’est payant électoralement, que c’est bien vu, que cela permet de s’épancher en compassion bien grasse qui ne coûte rien et que cela permet de s’en prendre aux riches, tous de droite, lesquels bien entendu ne sont pas ceux dont on a parlé ci dessus. Pas question de dire que la plupart des fonctionnaires, les agents de la SNCF, d’EDF ou d’Air France sont des nantis.

 

Ce qui inquiète c’est l’avenir. Les français, comparés aux autres européens, sont exagérément pessimistes Outre la mondialisation, serait ce la dette, dont on parle beaucoup, qui leur ferait peur ? A ce propos suivons J.Attali.

 

QUE NOUS DIT J.ATTALI ?

DANS 10 ANS , TOUS RUINES

 

Le dernier livre , best seller, de J. Attali, est intéressant. Il est au cœur des questions essentielles que l’on peut se poser sur l’avenir de l’économie monde.

Que peut on en retenir ?

Que toutes les énormes dettes , depuis la nuit des temps, se terminent de la même façon. Elles ne sont jamais remboursées et c’est très probablement ce qui va se passer pour les pays de l’OCDE. Les issues sont de trois ordres.

 

  • Rééchelonnement  et moratoires
  • Défaut pur et simple
  • Inflation, la voie la plus simple et en apparence indolore.

 

Au temps anciens, on y allait pas par quatre chemins : guerre pour se payer en nature et rembourser ou pas. Embastillement ou pendaison du créancier. La loi du plus fort finissait toujours pas régler le problème. En règle générale , il ne faisait pas bon d’être créancier des puissants. Ceux-ci remboursaient rarement sauf s’ils avaient une nouvelle guerre à financer.
Mais qu’en sera-t-il demain avec l’Amérique ? On voit mal le FMI lui dicter sa conduite ni l’Etat fédéral être capable de rembourser. Jeu de dupes à coup sûr mais qui sera le dupé ? On voit mal la puissante Amérique imposé ses volontés à la toute aussi puissante Chine. Pour la première fois dans l’histoire des dettes, l’issue reste incertaine même si l’on sait que jamais l’Amérique ne pourra rembourser en dépit des économistes distingués qui nous racontent que lorsque la croissance reviendra il n’y aura pas de problème. Ce qui est certain , c’est que c’est d’abord l’Europe qui devra se serrer la ceinture et, en outre, si elle veut échapper au cataclysme, elle devra en passer par des réformes radicales : renforcement des pouvoirs économiques centraux de l’UE, budget européen bien plus conséquent et du coup possibilité d’emprunt au niveau de l’UE en  s’appuyant essentiellement sur la très forte épargne européenne et non sur des emprunts aux émergents ou au moyen orient.

Tel est l’avenir pour ce continent : discipline , sanctions pour les inconséquents , renforcement sans ambiguïté des pouvoirs de Bruxelles et donc effacement progressif des Etats « Leviathan » de la vieille Europe.

La France , dans ce processus, et avec ses 20% de PIB européen, est la clé du problème. Si cet Etat centralisateur à l’excès, socialisant de surcroit, est capable de mettre à sa tête des dirigeants profondément pro européens et conscients de la seule sortie possible, par le haut, pour le vieux continent, alors peut être que l’Europe pourra retrouver son rôle d’antan et préserver ses concitoyens de la décadence annoncée.

 

 

Journal d'1 République... |
sarkosy un espoir pour la f... |
Sylvie Trautmann |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Union Pour le Développement...
| Vu de Corbeil-Essonnes
| ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU...