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8 septembre, 2010

L’UMP et la presidentielle 2012

Classé dans : politique France Présidentielle — pyrrhon @ 15:44

 

Il parait de plus en plus clair que l’UMP n’est pas en ordre de bataille pour gagner les présidentielles.

Sarko est répudié par la vox populi et le verrouillage de l’UMP, par son cercle dirigeant, en dépit des efforts de J.F. Copé pour s’en affranchir, en fait de plus en plus un parti de godillots représenté, dans le cercle dirigeant, par des personnages médiocres et plutôt antipathiques. Xavier Bertrand est une horreur. Il pue la suffisance et le côté retord. Il n’y a strictement aucune noblesse, courage, ou empathie en lui. Comment un parti peut il être représenté par un personnage aussi peu sympathique ? L. Wauquiez c’est au moins aussi triste. Petit marquis qui rend compte du message du jour et qui excelle dans le politiquement correct. Pas la moindre lueur de noblesse, de courage ou d’élégance là non plus. Luc Chatel fait des efforts. Il est plutôt gentil. Mais franchement pour l’Education nationale , il ne fait pas le poids.

La marquise est toujours la marquise. Elle est toujours politiquement correct et ne dit rien d’autre que les platitudes qu’on attend d’elle. Rien à dire des autres ministres de rang 1. Ils font leur boulot sans plus. Quant à Eric Woerth , en dépit de ses éminentes qualités, on sait ce qu’il en advint. Lui aussi, comme bien d’autres, a été détruit par le Canard, qui fait toujours la loi en France, et par Mediapart

Deux second couteaux sont moins inexistants : P. Lelouch dont on sent qu’il a quelques difficultés à se rallier aux platitudes ou manoeuvres élyséennes et maintenant Baroin qui vient de réviser officiellement le taux de croissance de 2,5% pour 2011. Il était temps. Le même, avec Copé, est pour une certaine ouverture de la parole dans l’UMP et, suivons leur cible, un « virage » en bonne et due forme de Bertrand ce qui ne serait pas plus mal.

Mais tout celà ne remettra en selle ni Sarko ni l’UMP. Tant que ce parti demeurera un ectoplasme de politiciens falots et froussards, la gauche, ses outrances et ses condamnations de tout et de rien, continueront de faire la loi dans l’esprit des foules et dans les medias.
On attend toujours de nouveaux leaders à l’UMP, généreux, sympathiques, courageux et qui ne cachent pas leurs convictions vis-à-vis de la gauche et des syndicats. Un peu d’honneur et de panache ! Vous en manquez par trop messieurs. Et qu’importe ce qu’on en pensera au château. Vous n’êtes pas là pour faire carrière mais pour penser aux intérêts de la France. On attend maintenant des leaders de la trempe de Dany le rouge mais cette fois à Droite et qui osent dire que l’ISF est une absurdité, que le droit du travail doit être instamment révisé, que seul le secteur marchand crée de la richesse et que les services publics français , à l’aune de leurs homologues européens, sont trop coûteux et trop peu efficaces, ce qui pèse lourdement sur la collectivité nationale. Dire aussi que le clientélisme outrancier de la gauche dans les collectivités territoriales et les 650000 emplois de fonctionnaires qui y ont été créés en 10 ans sont le meilleur moyen de ruiner la France et de nous conduire à un endettement insupportable.

Ce qui nous ramène au postulat de base. Pour que la majorité sorte de la nasse et que de nouveaux leaders apparaissent, il faut impérativement autoriser les différents courants de pensée à s’organiser et laisser leurs leaders s’exprimer. La démocratie ne peut fonctionner que comme cela. Il est normal et même nécessaire, que quel que soit le sujet, des opinions différentes s’expriment dans un monde ou beaucoup de variables échappent aux politiques et ou la complexité et les changements sont extrêmes. Les économistes ont largement montré leurs limites. Les sociologues et les prévisionnistes aussi. Alors, de grâce, sortons des soit disant consensus et laissons les leaders politiques évacuer la langue de bois et ne pas cacher leurs convictions intimes et profondes.

Mais il y a plus, pour que l’UMP sorte définitivement de la nasse, il faudrait une véritable bombe médiatique et il y en une qui vient immédiatement à l’esprit. A l’issue de sa présidence du G20, il faudrait que Sarko annonce qu’il ne se représentera pas en 2012. Ce sera un véritable déchainement dans les medias et tout ce qui adviendra à l’UMP sera immédiatement plus important que les multiples bruissements du PS. Sarko ne sera pas nécessairement perdant s’il annonce qu’il veut donner sa chance au débat interne, à la jeunesse et à la démocratie dans le parti, ce qui lui permettrait même d’acquérir un profil de « vieux sage » qui lui fait tellement défaut , à lui « l’exciter », et lui permettrait, peut être, de se représenter en 2017.

La deuxième conséquence d’un tel tremblement de terre, ce sera aussi que les deux grands partis de gouvernement se retrouveront ainsi sur un strict plan d’égalité pour les débat internes et la course à la présidentielle. Aux PS les primaires déjà annoncées et à l’UMP, comme chez le voisin, également des « primaires ». Pour départager les candidats, il faudra s’inscrire et cotiser. A 30 € minimum cela commencerait au moins à décourager les fantaisistes sans compter que des refus d’adhésion pourraient être ordonnés.

Et alors que la fête commence. Bien sûr on verra Villepin, Alliot Marie, Borloo et quelques autres. Mais on peut aussi rêver de candidats aussi fringants que David Cameron ou Nick Clegg, qui ne dissimuleront pas les difficultés, mais qui seront aussi promouvoir les vraies valeurs de la liberté, de l’initiative individuelle et du refus de toutes les solutions d’assistance généralisée. Les français doivent reprendre le pouvoir dans tout ce qui les concerne et qui est du domaine local. Les grandes machines administratives et centralisées doivent commencer à être sérieusement dépoussiérées et dégraissées. Aux solutions socialistes il faut substituer des solutions d’initiatives , de liberté et de responsabilités individuelles. Les hommes naissent libres et égaux en droit mais ils le sont encore plus quand ils ne sont pas étouffés par l’Etat. Et ce sont ces valeurs là qu’un vrai parti « de droite » devrait promouvoir.

 

NB : le scénario d’un Sarko ne se représentant pas est évidemment totalement irréaliste aujourd’hui. Sarko joue de la sécurité comme d’une arme de reconquête, il semble vouloir ne pas lâcher sur les retraites, et, le budget 2011, selon les rumeurs, s’annonce sérieux puisque l’on passerait de 150 milliards de déficit à 100 milliards seulement en 2012. Tout cela, en principe, devrait être de nature à rassurer le peuple de droite sur la politique de son président et à redonner à Sarko les voix qui lui manquent aujourd’hui. Peut être mais rien n’est moins sûr. Seul l’avenir le dira, tant sur le retour à une vraie politique de sérieux et de rigueur de la part du gouvernement que sur la question de savoir si une telle politique serait de nature à réconcilier totalement Sarko avec l’opinion centriste qui lui échappe et, surtout, avec la droite populaire qui l’avait rallié en 2007. En principe les gouvernements courageux sont rarement récompensé par les électeurs. Il faudra donc suivre les sondages de popularité de Sarko dans 10 mois mais si rien ne change le scénario du départ de Sarko en 2012 apparaitra peut être beaucoup moins fantaisiste qu’aujourd’hui.

                                                     

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