2 mai, 2011

incertitudes

Classé dans : Economie,International,politique France — pyrrhon @ 7:37

 

 

Beaucoup de sujets qui questionnent dans le suivi épisodique de l’actualité.

 

La crise est elle finie ? Surement pas !

 

Il y a, quoi qu’en disent les « officiels », une quasi impossibilité pour l’Amérique et pour de nombreux pays européens , de jamais pouvoir rembourser leurs gigantesques dettes. Trop long et trop d’économies à faire. Mais il y a plus grave : si jamais les taux d’intérêt remontaient, la charge pour de nombreux Etats, Amérique comprise, deviendrait insupportable. C’est le cas en France, 1% en plus cela doit être 6 à 8 milliards de plus sur la charge de la dette annuelle. Calcul à vérifier.

Conclusion : Obama est contraint de garder des taux zéros et la BCE doit aussi rester extrêmement prudente dans sa mission de lutte contre l’inflation.

La vérité toute simple, et la seule, c’est qu’un jour ou l’autre il faudra bien restructurer ces dettes et donc plomber les comptes de nombreux établissements financiers, banques et assurances.

La course aux nouveaux emprunts de solidarité et aux mécanismes d’assistance mis en place en Europe et aux USA ne fait que reculer, pour mieux sauter. C’est absurde et injouable à terme quoiqu’en disent les « autorités ». La réalité est là et il ne sert à rien de la nier.

 

Et les printemps arabes ? Autant d’interrogations et de germes d’incertitudes.

L’Afrique du Nord  se trouve déjà  dans des situations économiques troublées et régressives avec la perte du tourisme. Tunisie, Egypte et même Maroc sont en train de perdre 20% de leurs habituelles recettes annuelles. Les gouvernements vacillent et sont instables. On ne sait pas encore qui va reprendre le pouvoir, que ce soit au sein des hiérarchies militaires, Egypte ou Tunisie, ou dans la rue, Lybie et encore Egypte, avec le rôle mal discerné des grandes forces islamiques. Plus à l’Est, mêmes incertitudes ou interrogations, Syrie, Yemen, Barhein et même Jordanie. La rue demeure bruyante, agitée et réclame des réformes tous les jours au nom de la justice, de l’égalité et de la fin de la corruption et du népotisme. Toujours les mêmes slogans de gauche, propagés par l’internet et les médias, qui enflamment les cœurs mais qui ne veulent pas dire grand-chose. Et qu’y aura-t-il derrière ? Une vérité demeure inquiétante et c’est l’Europe qui l’a illustré. Quand les dictatures tombent, en Europe la fin du communisme, il y a deux cas de figure fort différents. Lorsque la chape de plomb des dictatures étouffe des Etats culturellement, ethniquement et socialement homogènes, il n’y a pas trop de casse à la sortie, cas des Polognes, Hongrie, Bulgarie, Roumanie. Fort différent des Etats totalitaires multiethniques et multi confessionnels, la Yougoslavie de Tito est là pour nous le rappeler. Dans ce cas c’est souvent l’explosion et les affrontements sanglants chacun revendiquant ses droits historiques dans la liberté retrouvée. Qu’en sera-t-il au Yemen, à Barhein, en Syrie, en Lybie, à Gaza, au Liban si partout les aspirations au modèle occidental continue à servir de référence ? Bien malin qui le saurait dans la lutte permanente et ancestrale que se livrent, à couteaux tirés, Schiites et Sunnites dans tout le monde arabe. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’avenir n’est pas écrit. Une quasi certitude tout de même. Les vraies dictatures, les dures, ne se laisseront pas faire. On peut compter sur Hassad pour mater ses opposants dans le sang et le régime militaire algérien fera sans doute la même chose. L’Egypte et le Tunisie étaient plus des autocraties que des dictatures pures et dures .C’est pour cela qu’elles ont basculé  si vite et sans problème. En Syrie, pour ne prendre qu’elle, ce sera une autre paire de manche. Mais, bien sûr, l’avenir demeure néanmoins incertain.

 

Heureusement il y a au moins une certitude, la France sera toujours la France dans la prochaine législature. Droite ou gauche, notre cher et vieux pays demeurera toujours un Etat fort étatique, managé par l’ENA, polytechnique, le petit monde politique des  grands partis dit « de gouvernement », et nos chers grands syndicats. On demeurera donc toujours dans le bricolage des petites mesures techniques et le plus souvent obscures et mouvantes destinées à répondre ponctuellement aux « aspirations » des français révélées quotidiennement par les sondages, et sans qu’aucune et véritable adaptation à l’économie mondialisée soit mise, une bonne fois pour toute, dans la tête des français. Tant que nous pourrons emprunter à 1% ou 2% cela ira, jusqu’au  jour ou les marchés sonneront la fin de la partie, La France devra alors se réveiller et elle est sans doute tout à fait capable de le faire en dépit des pesanteurs sociologiques, du poids énorme de la fonction publique et de schémas idéologiques hérité de 1945. Place alors au renforcement de l’économie de marché et rigueur et austérité dans l’immense secteur public et parapublic. On ne pourra pas faire autrement ni continuer à laisser une dette faramineuse à payer à nos enfants. Heureusement, d’ailleurs, les restructurations de dettes seront déjà passées par là !

 

Incertitudes comptables

 

Conscient qu’il faut faire un effort pour les marchés si l’on veut sauver l’Europe et l’Euro, le gouvernement dit et redit que les grands pays européens doivent ramener déficits et dettes à des niveaux raisonnables. Il vient de présenter au Parlement son programme de « retour à l’équilibre » (dit de stabilité) pour Bruxelles

Mais ce programme ne semble pas parfaitement clair, et une fois encore, on peut se demander si avec 10 à 12 milliards d’économies réelles par an, on pourra encore longtemps leurrer les marchés.

L’objectif officiel pour 2013 (et avant) est magnifique ! Pas d’inquiétude, le déficit budgétaire en 2013 sera bien de 3% du PIB après un passage par 4,6% en 2012 et 6% en 2011. Faisable puisque on est déjà à 7% en 2010 alors qu’on avait annoncé 8,5% il y a 18 mois.

Le problème avec ces merveilleux objectifs c’est qu’il y a pas mal d’astuces pour en arriver là.

D’abord les 7% de 2010 sont formidables parce que n’y figurent pas, comme en 2009, les 25 milliards empruntés pour le plan de relance gouvernemental de l’an passé.

Ensuite les chiffres retenus pour la croissance sont, comme d’habitude, plutôt optimistes : 2% en 2011 ( contre 1,75% en 2010), 2,25% en 2012 et enfin 2,5% par la suite. Ainsi les recettes fiscales devraient s’annoncer prometteuses puisque la croissance sera en bonne voie. Malheureusement c’est plus de la méthode Coué qu’autre chose.

Enfin, nec plus ultra des astuces de l’habillage budgétaire, sont exclues de ce programme de « stabilité » les charges de la dette (les taux peuvent remonter, les conséquences ne sont pas prises en compte dans le programme) et idem aussi pour les traitements, et donc les pensions, des fonctionnaires dont on sait qu’au total cela doit représenter pas loin de 60 % du budget. Le gouvernement se garde t il ici, en accord avec le PS peut être, le moyen de gargariser cette clientèle essentielle pour les prochaines joutes électorales ? Mais nous sommes sans doute ici de très mauvaise foi.

Incertitudes sur la mort de Ben laden

On nous annonce qu’il est mort mais on n’a pas son corps. On nous dit que c’est lui mais comment l’a ton su ?

Et sur internet , les américains, nourris aux 24 heures chrono et autres « spy games », se déchaînent. Manipulation, intox, jeu subtil des services secrets pakistanais ? Chacun y va de sa petite explication, les intellectuels dans le genre sérieux et géostratégique, les internautes dans le genre complot et mise en scène pour tromper le bon peuple.

Une certitude peut être : mieux vaut considérer qu’on ne saura jamais. Et pas même si Ben Laden est bien mort.

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