5 juin, 2011

quelques leçons de l’épisode DSK

Classé dans : International,politique France — pyrrhon @ 10:30

 

Premiere leçon :la vie privée des hommes politiques doit elle etre un tabou ?
DSK était apparemment un malade du sexe. Tout le monde le
savait et personne n’en parlait. Pour ses amis il était porté sur les femmes
mais, gaudriole oblige, plutôt drôle et rien d’une tare. Pour les autres, on
est en France, respect de la vie privée, rien d’une tare d’aimer les femmes. Au
contraire plutôt une qualité. Comme Henry IV, Felix Faure et bien
d’autres.

Le problème c’est qu’à ce niveau d’habitudes sexuelles, la
personnalité ne peut manquer d’en être affectée . Et pour quelqu’un qui, à 62
ans, ambitionnait de gouverner la France, cela pouvait avoir des conséquences
graves.

Avec cette affaire DSK, le cours des choses pourrait en être
changé, même en France.

Le silence sur la vie privée des dirigeants, sur leur passé
et leurs faiblesses, ne sera plus forcément de mise. Depuis Nixon les
américains ne se privaient plus de fouiller dans la vie privée de leurs
dirigeants. Il n’est pas impossible que la presse française commence à en faire
autant. Mais pas sûr !On va voir ce qu’il en sera avec l’alcoolisme
supposé de Mme Aubry.

Mais qui peut justifier qu’on s’intéresse à  la vie
privée des dirigeants ?

On serait tenté d’avancer l’idée suivante. Nos dirigeants
ont besoin d’une vie saine tant la tâche est énorme pour qui voudrait faire
correctement son job. Ils ne doivent pas être trop vieux. Ils doivent être en
bonne santé et s’ils ont des tares ont doit le savoir.
L’exemple DSK, dont les medias ont failli faire un
président, est assez éclairant. En 48 heures, subir le jet lag, se jeter sur la
première femme qui passe, être appeler 10 fois sur son portable pour des
affaires pressantes, et avoir la prétention de comprendre clairement des situations
complexes, et de convaincre des interlocuteurs exigeants dans une rencontre
internationale de premier plan, parait une gageure réservée aux héros de romans
mais pas aux responsables ordinaires
Deuxieme leçon : la justice américaine.

Quel punch dans la première démocratie du monde. Patron du
FMI ou pas. Futur président français ou pas. Les petites gens du Sofitel disent
qu’il y a eu tentative de viol sur l’une des leurs et en deux heures les forces
de police du quartier interviennent, font récupérer l’impétrant dans l’avion,
diligentent sur place, au Sofitel, les experts de la police scientifique et
traduisent  le quidam impliqué devant lejuge local des mises en détention 36 heures après.

Entre temps bien sûr, lestéléphones avaient du fonctionner et les pouvoirs américains et le FMI savaient
déjà que DSK était gardé au commissariat de police de Manhattan. Mais
impossible, même pour Obama, d’agir. On est en Amérique. On ne donne pas
d’instruction ni aux flics locaux, ni au juge local de première instance. Ceux
là font leur boulot, un point c’est tout, tant qu’ils ne sont pas dessaisis sur
des bases légales.

Dans 90 % des cas, dès la première comparution, les inculpés,
parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer des avocats de luxe, plaident coupables
et l’affaire est réglée, la peine prononcée et les indemités compensatoires versées
à la victime. Ici, DSK ne pouvait pas le faire, il risquait immédiatement 5 à
10 ans de tôle et de toute façons sa carrière était finie. Sans compter qu’il
a, lui ou sa femme, les moyens de se payer des avocats de luxe. Il a donc
plaidé non coupable et il est parti pour un long marathon juridique qu’il
gagnera probablement car il a beaucoup d’argent et sa victime n’en n’a pas . Il
s’est payé les meilleurs avocats d’Amérique et c’est peut être ce qui le
fera gagner bien qu’ici le procureur, sur une affaire aussi importante et donc  l’affaire de sa vie, ne va pas manquer de se défoncer au maximum.On retrouve ainsi les deux faces de la justice US.
Terriblement égalitaire pour tous dans la phase inculpation mais pouvant être inégalitaire
ensuite quand les moyens financiers entrent en jeu.

Troisième
leçon : le PS

Le parti socialiste français est non seulement nul sur le
plan idéologique- incapable de faire l’aggiornamento vers la sociale démocratie
que tous ses homologues européens ont fait depuis longtemps- mais il vient d’en
prendre un vieux coup sur sa propension à donner des leçons de morale à ses
adversaires politiques et à toujours se présenter comme un parangon de vertu,
défenseur exclusif des pauvres, de la veuve et de l’orphelin.

D’abord les dirigeants de gauche ne sont pas pauvres.
Souvent hauts fonctionnaires, ou issus des carrières confortables de la
mutualité ou des syndicats, ils sont plutôt bien payés et ne savent pas
franchement à quoi correspond la vie quand on est « rmiste », même
s’ils clament que bien sûr , s’il y a des « millions de pauvres » (toujours
des chiffres le plus énormes possibles,  indispensables à leur logomachie démagogique)
c’est de la faute de la droite.

Mais voilà, qu’en outre, non seulement ils ne sont pas
pauvres et sont mêmes parfois très riches, notamment quand ils sortent des
medias comme Mme Anne Sinclair,  mais voilà aussi qu’ils peuvent avoir des sacrés vices et qu’ils ne sont pas franchement moraux. Elle n’est plus franchement belle la gauche après une
histoire pareille.

Ordinairement, les médias de gauche étant largement majoritaire en France, c’est plutôt la droite qui
est montrée du doigt, amie des riches et bien entendu se désintéressant des
pauvres, de la veuve et de l’ orphelin .Cette fois c’est bien la gauche qui est
épinglée et de quelle manière ! Cela ouvrira peut être les yeux des
français. Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les mauvais. Il y a
l’humanité telle qu’elle est, parfois bonne, parfois mauvaise dans tous les
camps !

Aux dernieres nouvelles, selon les sondeurs, les français
plébiscitent toujours autant le PS trois semaines après ?? Curieux tout de
même !

Quatriéme leçon: la
morale aujourd’hui

Elle n’a plus beaucoup droit de cité et elle est plutôt
reléguer dans les placards de l’histoire. Sexe en majesté dans les médias,
Apreté et avidité dans tous les feuilletons TV et la pub envahissante qui nous
vante tous les jours l’importance d’avoir la plus belle bagnole, la plus belle
gueule et le meilleur parfum pour pouvoir séduire tout ce qui passe à votre
portée. On est loin de Socrate, de Saint François d’Assise, ou du père de
Foucault. Les héros d’aujourd’hui ne sont pas des saints mais des super
champions de la consommation en tout genre.

Et pourtant, il y a toujours au cœur de beaucoup d’hommes,
et pas seulement des enfants, une aspiration latente à la justice, au
dévouement et au soutien matériel ou psychologique des plus
« paumés ». Avec deux particularités. Cette propension à la morale
est sans doute plus forte dans les milieux ordinaires que chez les dirigeants,
(ambition et griserie du pouvoir obligent ). Et du coup , mais les responsables
le savent , il y a toujours impérieuse nécessité, pour les dirigeants, de faire
comme s’ils étaient moraux ( mais c’est encore bien mieux s’ils le sont
réellement) et d’en appeler à une société morale et juste , à droite comme à
gauche .

A cet égard, et pour conclure, la droite serait bien inspirée
d’expliquer que pour être juste et aider les plus défavorisés, il faut d’abord,
créer de la richesse et que cette nécessité là est totalement incontournable.
Tout son programme politique devrait en découler.

Journal d'1 République... |
sarkosy un espoir pour la f... |
Sylvie Trautmann |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Union Pour le Développement...
| Vu de Corbeil-Essonnes
| ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU...