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17 septembre, 2011

primaires

Classé dans : politique France — elis @ 8:22

Les primaires sont un formidable progrès démocratique.
Jusqu’alors pratiqué essentiellement aux Etats-Unis et en Italie , elles
permettent aux citoyens lambda de s’immiscer dans les appareils politiques et
de sélectionner leurs élus sur leur personnalité et leurs idées. Evidemment les
appareils n’aiment pas cela. Bravo donc aux socialistes français, et en
particulier à A.Montebourg de les avoir proposées. Au début beaucoup étaient
contre. « Ils vont s’étriper, ça va être impossible à organiser », l’Ump
prétextant même que c’était anticonstitutionnel. Mais finalement ça marche….et
c’est plutôt bien ! Au premier débat TV du 15 09 on aura vu des
socialistes courtois, respectueux des temps de parole et plutôt très clairs
dans leurs intentions et leurs programmes. Et là, fameuse surprise, ils sont
parfaitement conscient que la crise est sérieuse et qu’on ne pourra pas faire
n’importe quoi. Ils ont même été profil bas dans les effets démagogiques. Tous
acharnés à se payer les banques et la finance, affichant une belle unanimité
sur le « détestable » Sarkozy, leurs autres propositions n’avaient vraiment
rien de révolutionnaire. Finis les grands soirs et la dictature du prolétariat.
Bien au contraire,tous estimaient qu’il fallait voler aux secours des PME et
ils avaient parfaitement raison. Les dirigeants socialistes français semblent
avoir compris que ce sont les entreprises qui créent la richesse et les emplois
et pas les emplois qui naissent dans les administrations.

Quant à la crise qui est là et bien là, on aura même vu
Manuel Valls expliquer que c’était le premier problème à affronter, qu’il y
faudrait du sang et des larmes pour tous et que, seulement après, on pourrait
se moderniser dans les sciences ,l’éducation, la recherche, pour affronter les
géants du XXI siècle. Dommage que les droites n’aient pas su nous expliquer
aussi clairement les choses et que si on ne faisait pas cela les prêteurs
internationaux feraient monter très vite la pression sur nos dettes et que la
montée inexorable des taux ne nous laisserait que les larmes pour pleurer. Dommage
que la droite française soit si peu de droite dans le bon sens du terme.

En définitive comment réagiront les électeurs
socialistes ? C’est un peu le mystère. Jusqu’alors on ne les a pas traités
à cette aune là ! Si l’on parie qu’ils sont conscients et intelligents ils
voteront sans doute Aubry ou Hollande mais n’espérons pas tout de même qu’ils
aillent jusquà Valls .

En tout cas, si nous étions à l’UMP, nous nous ferions du
souci. Car outre le sérieux des propos il y a surtout la formidable exposition
médiatique du PS pendant trois mois qui ne manquera pas d’offrir une prime de
départ incontestable à l’opposition en Avril !

Quant aux solutions à la crise, il n’y en a pas trente
six.

En bons « libéraux », qui ne se renient jamais,
nous ne pouvons que les répéter ci dessous.

Tout commence avec la faillite de l’Etat providence. Les
Etats du monde occidental, sont en faillite et, par les temps qui courent, il
était affligeant, jusqu’alors, de voir et d’entendre le brouet que nous
servaient politiques et journalistes. Affaire Clearstream, affaire DSK, affaire
des valises, affaire Prévost desprez…on en passe et des meilleures. Jusqu’à ces
primaires PS,  c’était régulièrement
notre plat quotidien alors que le seul sujet qui vaille est le cyclone
financier qui s’annonce et comment sortir de cette énorme crise.

Tout le monde sait
maintenant ce qu’il en est. Il y a des mesures à prendre et on ne va pas
pouvoir les éviter. Les français s’en rendent parfaitement compte. Mais que font
nos hommes politiques et la planète médiatique ? Rien comme d’habitude.
Ils glosent et ne s’intéressent qu’à la préparation de la présidentielle 2012
et aux multiples coups bas ou anecdotes qui l’accompagne, chacun bien campé
dans son camp et chacun dans sa tranchée.

Or les vrais problèmes, indiscutables, connus de tous, sont là et, volens
nolens, il va falloir les résoudre  :

  1. La
    France n’a pas encore commencé sa cure d’austérité mais il faudra bien
    qu’elle y vienne, comme ses voisins du sud, faute de quoi la dette et le
    coût de la dette nous coûteront de plus en plus cher et il ne sera de
    toute façon plus question de continuer à emprunter.
  2. En
    ce sens, l’adoption de la règle d’or serait un signal positif adressé aux
    préteurs. La France se donnerait ainsi, dans sa Constitution, une
    discipline garante d’un retour à un peu plus de sérieux. Les socialistes
    l’ont parfaitement compris mais ils demandent quelque chose en échange à
    l’UMP pour, une fois de plus, dénoncer les fausses solutions de Sarkozy et
    lui faire manger son chapeau, en particulier les heures sup.
  3. Le
    pays dispose encore du triple A des agences de notation mais il ne faut
    pas se faire d’illusion. Ne pouvant dégrader tous les défaillants, les
    agences s’attaquent d’abord aux moins gros et la France est la deuxième
    économie du continent donc elle est en sursis mais sûrement pas pour
    longtemps. Avec une balance de ses comptes courants de plus en plus
    déficitaire, une dette qui ne va pas tarder à atteindre 95% de son PIB et
    des mesures d’assainissement, 10 milliards, des plus modestes alors qu’il
    en faudrait quarante pour commencer, il n’y a pas trop d’illusion à se
    faire sur ce qui nous attend.

Dans un tel contexte tout le monde voit bien ce qu’il
faudrait faire : préparer un avenir sérieux et redresser les comptes sur
le moyen et long terme. C’est sans doute le moment de ressortir le plan
quinquennal auquel les français sont tellement attachés mais pas pour investir,
d’abord pour économiser, mais pas trop brutalement, progressivement, avec
constance et sans fléchir.

Les objectifs sont clairs .

  • Les déficits budgétaires
    doivent être progressivement ramenés à zéro, voilà pour les dettes
  • et si la France doit garder sa
    place dans le monde de demain elle doit tout aussi progressivement rétablir sa
    compétitivité qui s’est fortement dégradée depuis 10 ans.

Quelles sont les mesures à prendre pour atteindre ces
objectifs ? Là encore c’est très simple :

D’abord dire que le temps d’une plus grande rigueur pour
tous est venu et que bien entendu les plus riches contribueront le plus et les
plus pauvres le moins possible. Ensuite dire pourquoi et expliquer très
simplement le cyclone financier qui est à nos portes. Ensuite les principales
dispositions à prendre doivent être clairement annoncées, y compris celles qui
feront le plus hurler la gauche et l’extrême gauche mais qui sont
indispensables

1.
augmenter les impôts  et réduire les dépenses simultanément en
essayant de ne pas trop massacrer la croissance. Evidemment pas simple.

2.
réduire le coût de nos services
publics sans dégrader le pouvoir d’achat des plus pauvres. Nos services
publics, nos vaches sacrées à nous, ne sont pas catastrophiques, ils sont
moyens mais en revanche ils nous coutent cher, très cher ! Avec, ramenés
au citoyen géré, des coûts et des moyens souvent 20 à 30% plus chers que ceux
de nos voisins, que ce soit dans la police ,l’éducation, la santé,
l’administration d’Etat ou les collectivités locales . Il y a d’urgence de
grands progrès à faire.

3.
Diminuer les charges qui pèsent
sur les entreprises en passant de 45% de prélèvements obligatoires à 35% comme
chez la moyenne de nos voisins et libéraliser le droit du travail qui entrave
la liberté d’embauche.

4.
Inciter les français à venir investir dans
leurs entreprises plutôt que dans l’immobilier ou l’assurance vie.

5.
revoir le système fiscal pour
tenter de convaincre que l’effort est équitablement réparti et que les riches,
la classe moyenne bien sûr, contribueront le plus .Mais c’est complexe. La
démagogie jouera à plein et ce ne sera pas « cotton ».

6.
Il y a enfin une dernière
exigence. Construire l’Europe au plus vite si l’on veut que le continent
retrouve sa place, sa culture et son influence dans le monde des géants du XXI
° siècle. Ce qui veut dire de vrais pouvoirs économiques à Bruxelles et une
harmonisation progressive des législations fiscales et sociales européennes.

Tout cela peut se faire et ce n’est pas tellement sorcier à
condition que les dirigeants soient à la hauteur et qu’en particulier, chez
nous, droite et gauche dites de gouvernement, devant l’ampleur du sujet,
sachent enfin sortir de leur effarante médiocrité actuelle. Une campagne
présidentielle, la belle affaire ! Il faut dire aux français la vérité,
montrer les enjeux et pour la droite, proposer l’union sacrée comme en 14, pas pour
en découdre mais pour redresser avec sagesse et inflexibilité. On ne peut pas
rêver que la gauche, beaucoup trop sectaire et irresponsable, fasse cela.
L’élection passée ce n’est pas d’un homme seul à l’Elysée et de ses quelques
conseillers dont on aura besoin. Ce dont on aurait besoin c’est d’un  consensus national implicite, quelque soient
les vainqueurs, pour faire l’essentiel décrit ci-dessus. Et, pour y parvenir,
les objectifs étant fixés, demander  à un
large panel d’économistes, de juristes et de fiscalistes de tous bords de faire
des propositions techniques. Des gens sérieux, de droite et de gauche ne
s’appuyant que sur des faits et recherchant justice et efficacité notamment par
la fiscalité. Il suffirait d’ailleurs de ressortir les multiples rapports
d’experts , type Camdessus ou Attali, pour avoir sans doute déjà une bonne
partie des mesures à prendre.

S’il devait y avoir un consensus droite gauche, même
implicite, dont on peut toujours rêver, avec qui pourrait il se
faire ?

A gauche il est clair qu’il faudrait regarder du côté
Hollande, Royal, Valls. A droite Coppé, Novelli, Chatel, Lemaire et tous les
centristes bien sûr. Mais quel président ? Sarko ou Hollande ? Peu
importe. Là n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est l’accord préalable
implicite sur les objectifs ci-dessus:

  • ramener
    les déficits publics à zéro
  • et
    rétablir la compétitivité française en musclant nos entreprises
    .

LE RESTE N’EST QUE BILLEVESEES !

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