5 mars, 2012

Finie la crise

Classé dans : Non classé — elis @ 11:21

Grace aux bons soins de Mr Mario Draghi, ancien de Goldmann Sachs, la crise est quasiment finie.

Avec toute la finesse qui caractérise les maîtres du monde actuel, Mr Draghi, sitôt nommé , s’est empressé de mettre en œuvre les recettes de ses maîtres , appliquée avec tant de succès par Bernanke, la FED et même la Bojo.

Tout est bien qui finit bien. Mr Draghi a injecté 1000 milliards d’Euros, sortis de son chapeau, dans le système bancaire européen et tout va maintenant pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Jusqu’alors les Allemands , plutôt ronchons , n’étaient pas très chauds pour ces techniques de prestidigitateurs mais il apparait qu’ils s’y sont finalement rallier.
Donc Mr D. a dit aux banques venez à mon guichet. A 1% sur 3 ans je vous prête tout l’argent que vous voulez et si ça ne suffit pas je vous en redonnerai. Pourquoi se gêner dès lors pour nos braves banquiers pour aller souscrire de nouveaux emprunts italiens , espagnols ou français à 3 %, y gagner leur marge au passage, et faire de nouveau baisser les taux de nos chers emprunteurs publics par cette demande soudaine. Et, cerise sur le gâteau, s’ils ont des doutes sur les capacités de remboursement des dits Etats, la BCE est toute prête à prendre ces titres en pension en garantie de nouveaux prêts accordés à nos chers banquiers. La vie est belle et pourquoi se gêner.

Ah que le monde est joli quand Goldmann Sachs règne en maitre incontesté sur la finance mondiale.

Avec tout l’argent qu’ils récoltent ainsi gratuitement les banquiers vont même pouvoir réinvestir sur les marchés d’action européens quelque peu sous évalués par rapport au Dow qui a retrouvé toute sa splendeur sous l’effet des programmes automatiques qui interviennent, du bon pain pour Obama, dès qu’une tendance baissière risquerait de se manifester. Et puisque le monde est si parfait on se demande bien pourquoi il faudrait appliquer des plans de rigueur lesquels de toutes façons ne permettront jamais de rembourser les gigantesques dettes accumulées.

En France ou, si on n’a pas de pétrole on a néanmoins quelques idées, nos politiques l’ont d’ailleurs parfaitement compris. Guère de rigueur réelle, tout juste un peu plus d’impôts que dans les premiers temps de Sarko. Et bien entendu aucune réforme structurelle parfois demandées par le FMI et ces biens trop sérieux teutons. En France on n’est pas fou. Pas question d’exciter les français, de pousser les syndicats dans les rues et les grèves à répétition,ni de rogner notre « merveilleux » modèle social. Les droits acquis et les services publics, c’est sacré et on n’y touchera que pour la forme et très modestement. Et on a bien raison puisque grâce à super Mario tout est réglé. Le plus drôle c’est que ni les medias ni la plupart des candidats à notre grande élection d’avril, n’ont encore réalisé que le monde avait changé et que , désormais, en France et en Europe, comme aux USA, il n’y avait plus de crise, en tout cas financière, puisque l’argent coule à flot et que l’on va encore pour très longtemps pouvoir continuer à s’endetter sans jamais avoir à rembourser. En fait c’est la technique de la boule de neige. Pour rembourser, nouveaux emprunts, toujours aussi peu chers. 50 milliards tout de même d’intérêts annuels dans le budget de l’Etat. Mais avec les 1% de Draghi cela devrait s’améliorer.

Seule une inflation à15% et plus permettrait sans doute ,sur dix à 20 ans, de peut être régler le problème. Mais même ainsi, sans être polytechnicien, il est fort probable que cela ne suffirait pas.

Vive donc le monde de Goldmann Sachs, de Bernanke et de super Mario. Mieux que les magiciens du moyen âge, ils ont trouvé le secret de la pierre philosophale : une « planche à billets » et à crédits illimités gigantesque qui permet au moins de repousser à plus tard les questions ou les problèmes que d’autres seront peut être obligés de régler.

A leur décharge reconnaissons leur toutefois un mérite. Sans ces politiques que nous qualifions ici d’hasardeuses, il est fort probable qu’on aurait rééditer en2008 le scénario de la crise de 1929, faillites en chaines et bataillons de chômeurs dans les rues, l’erreur de 29 ayant été de resserrer dramatiquement les crédits lorsqu’on a vu que les endettements débridés des années 20/30 conduisaient à de premiers défauts. Instruit par ce retentissant exemple historique, on a cette fois fait le contraire. Est ce à dire pour autant qu’on ne va pas cette fois vers un nouveau mur ? C’est toute la question, l’économie, qui mérite bien son nom de politique, n’ayant assurément rien d’une science exacte. On tâtonne , on expérimente, on bricole mais on ne sait rien de ce qui peut arriver.

Car la vraie question demeure. Comment cela va  t il finir ? ou plutôt, cela peut il durer indéfiniment ? En principe, les spécialistes avancent deux hypothèses pour effacer un tel endettement : une hyperinflation provoquée par l’excès de fausse monnaie, une croissance forte et dynamique à 5% minimum qui sur une très longue durée permettrait à chacun de régler ses dettes.

Ni à l’une ni à l’autre nous ne croyons vraiment. Pas d’hyperinflation car il y a abondance de biens et les émergents nous inondent de produits pas chers. Et encore moins de croissance fulgurante car les pays occidentaux sont riches, suréquipés et les nouveaux investissements, à coup sûr rentables, ne sont pas faciles à trouver .La dynamique vertueuse des grands investissement de croissance rentables dans tous les secteurs ou la demande peut être immédiate, n’est donc pas dans le paysage tel qu’il se présente aujourd’hui àl’exception de la high tech mais qui relève totalement du superflu. Il n’y a plus impérieuse nécessité de  reconstruire ni donc de nouveaux emplois à offrir. Le Japon est l’exemple. 25 ans qu’il se traîne. Croissance nulle et immobilisme. C’est ce qui nous attend avec des taux de chômage grandissants au même rythme ou presque que celui des endettements.

L’avenir est sûrement dans les énergies vertes. Ici indiscutablement il faudra investir. Encore faudrait il que les pouvoirs publics ne s’en mêlent pas trop et qu’ils ne fassent pas comme dans la finance. Il faut laisser les vrais entrepreneurs choisir les projets rentables et ne pas demander aux politiques de jouer avec l’argent des autres. En général ça n’incite pas à la sagesse ni à l’application de règles de bon sens : « un sou est un sou et je n’emprunte pas plus que ce que je sais pouvoir rembourser ».Enfantin certes et par trop primaire mais en général ça marche !

 

 

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