2 juillet, 2011

promenade dans l’actualité

Classé dans : International,politique France — pyrrhon @ 14:20

Bataille au FMI

On comprend trop bien pourquoi l’ensemble des pays européens
voulaient absolument placer l’un des leurs à la tête du FMI ; La situation
du bloc est au bord du gouffre et il faut impérativement qu’une partie
importante des ressources du fond se dirigent aux meilleures conditions
possibles vers le continent pour continuer à maintenir l’illusion que l’Euro va
s’en sortir. Pour le moment il s’enfonce. Le FSE emprunte, la BCE rachète des
créances pourries mais jamais ces prêts ou ces avances ne seront remboursés.
Alors, si le FMI vient aussi donner un coup de main conséquent, on peut
toujours espérer qu’on s’en sortira. La solution keynésienne attendue c’est que
dans toute l’Europe la croissance repartira de telles sorte que les recettes
fiscales finiront peu à peu par effacer les énormes déficits. C’est une
illusion manifeste quand on regarde les chiffres d’un peu près. Mais qui aura
le courage de le dire ? De toutes façons, comme le chantait Béart, celui
qui dit la vérité mieux vaut l’assassiner. En 14 la guerre allait tout régler. Et
jaures s’est fait assassiner. En 2011 on aura l’Euro jusqu’à la lie. Mais un
jour pourtant il finira par craquer. La Grèce sortira la première au prix de
grands sacrifices inévitables (1). Puis ce sera sans doute, un par un, les pays
du club med. Et quand l’Allemagne retrouvera son Deutch mark c’en sera fini.
Quand ? Probablement pas avant 2017. Le FMI, qui va être gouverné par
Lagarde, avec la bénédiction complice des américains, dans la même situation,
sinon pire, que les européens, retardera l’échéance. Il ne l’évitera
probablement pas à moins que des changements politiques majeurs n’interviennent
sur les deux continents. Vraie Europe politique avec pouvoirs économiques réels
tel par exemple de doter la BCE de pouvoirs de contrôle sur les budgets des
Etats (idée lancée par Trichet) ou encore arrivée d’un républicain pur et dur à
la présidence des USA, tranchant dans les dépenses publiques, renoncant à
l’emprunt et augmentant les taux

Obama, dont la priorité est au Pacifique et plus en Europe,
a conduit l’Amérique dans une impasse. Il n’a plus un sou. Il est endetté
jusqu’au cou et il fabrique de la monnaie papier qui pour l’instant ne règle
rien. Là aussi la croissance est trop molle pour avoir une chance de ramener de
l’argent dans les caisses du Trésor ou de la FED. Tous les pays occidentaux
sont dans la même galère. Riches mais finançant leurs programmes sociaux et
leurs investissement massifs (Japon et USA) exclusivement par l’emprunt depuis
plus de 10 ans, ils ne pourront pas continuer longtemps. La crise de la dette
souveraine est là qui va les étrangler avant longtemps
Mieux vaudrait s’y préparer et commencer à réduire la
voilure sérieusement tout en commençant à accepter que leurs créanciers, tous
émergents, commencent à diriger aussi les affaires financières du monde. Un
turc, un indien ou un mexicain à la tête du FMI ? Pour bientôt sans doute.
Lagarde leur a longuement parlé avant de se faire élire avec d’ailleurs
l’accord de la Chine. Il y a fort à parier que le rendez vous est déjà pris
pour le prochain tour. A ce moment les occidentaux passeront la main. Les
émergents ont du commencé à nous dire « il est temps de vous serrer la
ceinture. Montrez l’exemple, vous les riches et on vous aidera. Il y va aussi
de la qualité de nos créances sur vous et ainsi tout le monde y gagnera »
Mashreb
L’Afrique du nord aux européens. Le leadership américain
s’efface

France et GB font la guerre en Lybie et ont décidé de
renverser Khadafi. L’ONU se tait, bien que la résolution autorisant la
protection des populations n’ait jamais parlé de virer Khadafi et encore moins
de livrer des armes aux insurgés.Chine et Russie renaclent de plus en plus et
les décisions du Conseil de sécurité sont tournées en ridicule. Est-ce que
vraiment les membres permanents sont tous d’accord sur cette inflexion de la
politique des grands vis-à-vis de la Lybie ? Peut être mais contre
quoi ? Les navires de combat livrés par la France à la Russie ? et
quoi pour la Chine ? les secrets des airbus et du nucléaire
civil ? En tout état de cause France et Russie semblent s’entendre de
mieux en mieux . Rien de nouveau donc dans le tropisme latent de ces deux
puissances toujours tournées l’une vers l’autre

Reste que pour la lybie les problèmes demeurent entier
Trouver un point de chûte pour Khadafi, faire cohabiter insurgés et fidèles du
leader. Ca ne va pas être facile. La solution, improbable, est au cœur des
expectatives. Comme en Tunisie et en Egypte d’ailleurs, mais avec encore plus
d’acuité et de difficulté à maitriser, apaiser et déboucher sur une gouvernance
stable.

L’Europe qui a décidé, la France surtout, de reprendre en
main la situation en Mediterranée, mare nostrum, retrouve son rêve de puissance
dominante pour le meilleur et pour le pire. Les révoltes arabes de facebook et
twitter le demandent mais qu’en sortira t il ? Mystère.

Faut il attendre que les dictateurs arabes tombent
d’eux-mêmes ou encourager le mouvement comme l’occident semble vouloir le
faire, même si les hésitations sont palpables avec la Syrie?

Le problème c’est que derrière les apparences il y a la
géostratégie et de ce point de vue les enjeux sont clairs :

  1. stopper le fanatisme islamique et contenir l’Iran des mollhas, le Hamas et le
    hezbollah avant d’attendre leur chûte par jeunesse arabe interposée. Mais
    on en est pas là. Ici les religieux fanatiques sont encore les maîtres. Et
    il y a fort à parier que les premières élections libres, en Egypte surtout,
    mais aussi en Tunisie, montreront la force croissante des islamistes et la
    puissance de la force politique qu’ils représentent
  2. Protéger les sources pétrolieres les plus indispensables à l’essor du monde,
    émirats , R.A.U,Irak.Faisable à condition que les bases américaines au
    Moyen orient demeurent sur place et prêtes à intervenir à tout moment.
  3. protégerIsraël, meilleur atout du développement futur de tout le moyen orient et
    faire en sorte que les modérés du Fatha fassent avaler au Hamas un nouvel
    etat palestinien négocié en accord avec Israël. Ce ne sera pas facile et,
    la aussi, il ne faut pas s’attendre à des miracles dans un avenir proche

Parmi les grandes puissances régionales le jeu de la Turquie
devrait être particulièrement important. Puissance moderne, islamisme modéré,
développement accéléré, membre du G20, elle peut être la solution à tout accord
de paix régional impliquant Iran, Irak et Israël, beaucoup plus que les
américains, trop lointains et trop en déclin, ou l’Europe trop faible et trop divisée.
Justice US et DSK,suite
Et notre DSK national ? Après les turpitudes, le
procès. Et maintenant le non lieu
1.      Jusque là, le plus intéressant dans cette histoire , outre les prétentions des
socialistes français à être toujours du côté de la veuve et de l’orphelin qui,
logiquement, auraient du en prendre un coup, ce qui ne semble pourtant pas le
cas, dixit les premiers sondages, c’est bien la comparaison entre justice
américaine et justice française qui apparaissait  comme  un sujet passionnant. D’un côté l’accusatoire
( le ministère public américain) qui rassemble les preuves et les soumet à un premier
jury populaire pour savoir s’il y a lieu de mettre en accusation ou pas,
l’équivalent de la mise en examen française mais qui elle, (procedure
inquisitoire)  ne relève que d’un seul juge, fonctionnaire, qui mène l’enquête et prend sa décision le plus souvent pour aller dans le sens des médias ou parce qu’il a envie de se payer un homme
politique pour faire carrière, la légende étant que c’est le pouvoir en place
qui lui intime l’ordre de poursuivre ou pas. C’est du moins l’argument massue
de la gauche, jamais démenti mais évidemment purement politique et populiste

Ensuite aurait du venir le procès.
Aux Etats-Unis il met face à face deux pouvoirs théoriquement égaux,
l’accusation et la défense, face à un juge élu dont la réélection dépend de ses
électeurs et donc du poids massif de la vox populi. C’est un jury populaire qui
tranche, comme en France, mais il doit se prononcer à unanimité, énorme
avantage pour la défense. En France la défense n’a accès et ne peut réfuter que
les pièces produites par l’accusation. Aux Etats-Unis la défense enquête, lance
des limiers et produit en défense tous les éléments qu’elle a pu recueillir.
C’est un avantage aux riches qui peuvent se payer les meilleurs avocats et les
meilleurs flics privés. Et c’est un droit supplémentaire pour l’accusé qui
n’est pas obligé de s’en tenir à ce que raconte le ministère public.Mais dans
les grands procès médiatisés, comme on le voit avec DSK, c’est aussi une
tribune pour un procureur ambitieux ou des avocats qui vont chercher à gagner
du galon et de la gloire en se confrontant aux meilleurs payés par les
riches.Assez équilibré en définitive.

2.      Mais maintenant, avec le dernier rebondissement, la libération de DSK, on voit bien
d’ailleurs comment de puissance à puissance, accusation contre défense, le
procès peut se renverser ou être annulé quand, notamment sur des histoires de
viol, ce sera en définitive parole contre parole et honorabilité contre
honorabilité. Et là , le riche , DSK en l’occurrence s’il a de gros moyens peut
introduire des doutes raisonnables dans l’esprit des jurés. Le New york Time,
proche des démocrates et dans la ligne du Monde français vient dans un article
retentissant de le démontrer.

  • Déja la gentille femme de femme, courageuse et sans reproche,  n’est pas ce qu’on
    croyait.
    Elle est entrée aux US de maniere illégale sans doute.
  • Elle a apparemment téléphoné a un dealer après
    l’épisode DSK
  • Elle a reçu depuis deux ans 100000 $ sur son
    compte dont  la provenance est douteuse
  • enfin elle a omis de déclarer qu’elle avait
    nettoyé une autre suite après celle de DSK. Ca fait beaucoup

Du coup le procureur se dégonfle.
La victime n’est plus immaculée. Quelqu’un la couvre ou quelqu’un a réussi a
démontré que l’oie n’était pas si blanche que cela. Sa réputation est d’un seul
coup ternie et elle n’est plus défendable. Trop de doute. Le procès s’il a lieu
sera perdu par la victime. Donc le procureur Vance sera une nouvelle fois
perdant. Il préfère jeté l’éponge.
Quid dunucléaire ?
Fukushima a totalement changé la donne. L’Allemagne, 3°
puissance mondiale l’abandonne. L’Italie aussi. Le nucléaire est dangereux et
sa contamination est invisible. Comparé aux émanations de CO2, il n’y a pas
photo. D’un côté la mort, de l’autre un peu trop de gaz carbonique dans l’air.
On n’en meure pas. En appuyant sur un bouton, la centrale thermique s’arrête.
Avec le nucléaire la combustion continue. Combien de temps pour arrêter
définitivement une centrale nucléaire ? 30 ans ? et, d’ici là, le
risque continue. Sans parler des déchets dont les plus dangereux dureront
quelques centaines de milliers d’années ni des coûts réels toujours en
discussion quand il faut mesurer le coût des démantèlements définitifs et que
les estimations opposées varient selon les sources des industriels ou des
écologistes de 1 à 10.

Fukushima a ouvert une nouvelle ère et nous pensons qu’à
horizon de 50 ans, si les technologies nucléaires actuelles  n’évoluent pas, sur le plan de la sécurité
notamment, le nucléaire est condamné.
Et notre chère politique hexagonale avec la préparation de la présidentielle 2012 qui bat déjà
son plein ?

Ici les choses se décantent.

Avec un Sarkozy sérieux et adhérent aux valeurs des français
dans sa politique internationale (réindustrialisation, Etat fort, régulation et
encadrement des puissances financières), il est de plus en plus certain qu’il
va tenter de se représenter pour gagner. Dans son camp les Juppé, Coppé, Fillon
s’effacent et vantent les mérites du chef. Son épine reste Borloo mais celui-ci
aussi est relativement clair. Si Le Pen a des chances de passer, il se ralliera
au dernier moment contre postes et programme de gouvernement cela va sans dire.
Ce qui voudra dire rigueur peut être mais surtout pas mal de social. Aïe les
finances.
Le deuxième prétendant sérieux est Le Pen. Elle pourrait
bien faire les 23% qu’on lui a prédit il y a déjà un moment. Pour un état
musclé, des mesures sociales renforcées et la réindustrialisation de la France
, elle compte bien se renforcer dans les classes populaires sans compter que
son discours anti immigrés sous jacent est toujours là pour séduire dans les
anciennes banlieues ouvrières. Va donc pour Le Pen et ses 23 à 25% au premier
tour.

Reste nos chers socialistes, déjà en pleine bagarre. Mais là
aussi le verdict devrait assez vite se confirmer. Aubry a le soutien de la
majorité du parti et elle a, plus que les autres , le soutien implicite de
Mélanchon et de l’extrême gauche. Elle est le socialisme orthodoxe et ultra
conservateur de toujours. N’a-t-elle pas promis de revenir sur la retraite à 60
ans, la confiscation des richesses des riches et le maintien pur et dur des 35
heures ? Hollande semblait, outre une présidence « normale et
apaisée », vise clairement l’électorat centriste de DSKet un
positionnement proche de celui des partis socio démocrates européens. Mais quid
si DSK revenait ou à tout le moins jouait la statue du commandeur. En tout cas
le conflit gauche orthodoxe ou gauche plus moderniste est intéressant Les
sondages de popularité, ou de score contre Sarkozy, selon que c’est Hollande ou
Aubry qui l’emportent, va être particulièrement intéressant à suivre,avant même
septembre et les primaires socialistes.

Quoi qu’il en soit le décor de la présidentielle française
est bel et bien planté. Que ce soit Aubry, Hollande , Sarko ou Le Pen,
tous sont pour un Etat fort, du social important, plus ou moins de retouches
dans les services publics ou les retraites selon que l’on est de gauche ou de
droite, et un positionnement européen hésitant, peut être plus fort à gauche
qu’à droite, mais ce n’est même pas sûr si le PS doit céder aux sirènes de
l’extrême gauche.

Naturellement, si Le Pen passe au 1° tour ce sera Aubry ou
Hollande et, si non, quien Sabe ?  Dans une France qui n’aime pas Sarkozy
et qui rejette massivement la mondialisation et même un peu l’Europe, même dans
les classes moyennes et l’électorat gaulliste, la gauche a des chances réelles.
Tout juste peut on espérer qu’il vaudrait mieux que ce soit Hollande qu’Aubry.

****

(1)   le plan français pour sauver la Grèce est génial. Pour la première fois il invite
les créanciers privés, et pas seulement les contribuables, à participer au
sauvetage, banques européennes et compagnies d’assurances vie essentiellement.

Mais pour ces nouveaux prêts de très longue durée , 30 ans, financés par le privé, on admet implicitement
qu’ils ne seront jamais remboursés puisque ils sont garantis par 20% de
placements obligataires de haute qualité et à zéro coupons qui viendront
compenser in fine les 20% prêtés aux grecs quant ils disparaitront. Les
nouveaux prêts seront sortis du bilan des banques et placés dans une structure
ad’hoc, ( cela rappelle le Crédit lyonnais, on adore les structures ad’hoc de
« défaisance » qui évitent de faire apparaître trop clairement les
vrais engagements),ainsi pas de risque, parait il, de dégradation par les
agences de notation.

En vérité, on a pas seulement noyer le poisson et cacher ces risques que l’on ne saurait voir. On a aussi
implicitement reconnu que jamais ce nouveau prêt financé par le privé, ne sera
remboursé. Il ne reste plus qu’à en faire autant pour les dettes
souveraines !

5 juin, 2011

quelques leçons de l’épisode DSK

Classé dans : International,politique France — pyrrhon @ 10:30

 

Premiere leçon :la vie privée des hommes politiques doit elle etre un tabou ?
DSK était apparemment un malade du sexe. Tout le monde le
savait et personne n’en parlait. Pour ses amis il était porté sur les femmes
mais, gaudriole oblige, plutôt drôle et rien d’une tare. Pour les autres, on
est en France, respect de la vie privée, rien d’une tare d’aimer les femmes. Au
contraire plutôt une qualité. Comme Henry IV, Felix Faure et bien
d’autres.

Le problème c’est qu’à ce niveau d’habitudes sexuelles, la
personnalité ne peut manquer d’en être affectée . Et pour quelqu’un qui, à 62
ans, ambitionnait de gouverner la France, cela pouvait avoir des conséquences
graves.

Avec cette affaire DSK, le cours des choses pourrait en être
changé, même en France.

Le silence sur la vie privée des dirigeants, sur leur passé
et leurs faiblesses, ne sera plus forcément de mise. Depuis Nixon les
américains ne se privaient plus de fouiller dans la vie privée de leurs
dirigeants. Il n’est pas impossible que la presse française commence à en faire
autant. Mais pas sûr !On va voir ce qu’il en sera avec l’alcoolisme
supposé de Mme Aubry.

Mais qui peut justifier qu’on s’intéresse à  la vie
privée des dirigeants ?

On serait tenté d’avancer l’idée suivante. Nos dirigeants
ont besoin d’une vie saine tant la tâche est énorme pour qui voudrait faire
correctement son job. Ils ne doivent pas être trop vieux. Ils doivent être en
bonne santé et s’ils ont des tares ont doit le savoir.
L’exemple DSK, dont les medias ont failli faire un
président, est assez éclairant. En 48 heures, subir le jet lag, se jeter sur la
première femme qui passe, être appeler 10 fois sur son portable pour des
affaires pressantes, et avoir la prétention de comprendre clairement des situations
complexes, et de convaincre des interlocuteurs exigeants dans une rencontre
internationale de premier plan, parait une gageure réservée aux héros de romans
mais pas aux responsables ordinaires
Deuxieme leçon : la justice américaine.

Quel punch dans la première démocratie du monde. Patron du
FMI ou pas. Futur président français ou pas. Les petites gens du Sofitel disent
qu’il y a eu tentative de viol sur l’une des leurs et en deux heures les forces
de police du quartier interviennent, font récupérer l’impétrant dans l’avion,
diligentent sur place, au Sofitel, les experts de la police scientifique et
traduisent  le quidam impliqué devant lejuge local des mises en détention 36 heures après.

Entre temps bien sûr, lestéléphones avaient du fonctionner et les pouvoirs américains et le FMI savaient
déjà que DSK était gardé au commissariat de police de Manhattan. Mais
impossible, même pour Obama, d’agir. On est en Amérique. On ne donne pas
d’instruction ni aux flics locaux, ni au juge local de première instance. Ceux
là font leur boulot, un point c’est tout, tant qu’ils ne sont pas dessaisis sur
des bases légales.

Dans 90 % des cas, dès la première comparution, les inculpés,
parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer des avocats de luxe, plaident coupables
et l’affaire est réglée, la peine prononcée et les indemités compensatoires versées
à la victime. Ici, DSK ne pouvait pas le faire, il risquait immédiatement 5 à
10 ans de tôle et de toute façons sa carrière était finie. Sans compter qu’il
a, lui ou sa femme, les moyens de se payer des avocats de luxe. Il a donc
plaidé non coupable et il est parti pour un long marathon juridique qu’il
gagnera probablement car il a beaucoup d’argent et sa victime n’en n’a pas . Il
s’est payé les meilleurs avocats d’Amérique et c’est peut être ce qui le
fera gagner bien qu’ici le procureur, sur une affaire aussi importante et donc  l’affaire de sa vie, ne va pas manquer de se défoncer au maximum.On retrouve ainsi les deux faces de la justice US.
Terriblement égalitaire pour tous dans la phase inculpation mais pouvant être inégalitaire
ensuite quand les moyens financiers entrent en jeu.

Troisième
leçon : le PS

Le parti socialiste français est non seulement nul sur le
plan idéologique- incapable de faire l’aggiornamento vers la sociale démocratie
que tous ses homologues européens ont fait depuis longtemps- mais il vient d’en
prendre un vieux coup sur sa propension à donner des leçons de morale à ses
adversaires politiques et à toujours se présenter comme un parangon de vertu,
défenseur exclusif des pauvres, de la veuve et de l’orphelin.

D’abord les dirigeants de gauche ne sont pas pauvres.
Souvent hauts fonctionnaires, ou issus des carrières confortables de la
mutualité ou des syndicats, ils sont plutôt bien payés et ne savent pas
franchement à quoi correspond la vie quand on est « rmiste », même
s’ils clament que bien sûr , s’il y a des « millions de pauvres » (toujours
des chiffres le plus énormes possibles,  indispensables à leur logomachie démagogique)
c’est de la faute de la droite.

Mais voilà, qu’en outre, non seulement ils ne sont pas
pauvres et sont mêmes parfois très riches, notamment quand ils sortent des
medias comme Mme Anne Sinclair,  mais voilà aussi qu’ils peuvent avoir des sacrés vices et qu’ils ne sont pas franchement moraux. Elle n’est plus franchement belle la gauche après une
histoire pareille.

Ordinairement, les médias de gauche étant largement majoritaire en France, c’est plutôt la droite qui
est montrée du doigt, amie des riches et bien entendu se désintéressant des
pauvres, de la veuve et de l’ orphelin .Cette fois c’est bien la gauche qui est
épinglée et de quelle manière ! Cela ouvrira peut être les yeux des
français. Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les mauvais. Il y a
l’humanité telle qu’elle est, parfois bonne, parfois mauvaise dans tous les
camps !

Aux dernieres nouvelles, selon les sondeurs, les français
plébiscitent toujours autant le PS trois semaines après ?? Curieux tout de
même !

Quatriéme leçon: la
morale aujourd’hui

Elle n’a plus beaucoup droit de cité et elle est plutôt
reléguer dans les placards de l’histoire. Sexe en majesté dans les médias,
Apreté et avidité dans tous les feuilletons TV et la pub envahissante qui nous
vante tous les jours l’importance d’avoir la plus belle bagnole, la plus belle
gueule et le meilleur parfum pour pouvoir séduire tout ce qui passe à votre
portée. On est loin de Socrate, de Saint François d’Assise, ou du père de
Foucault. Les héros d’aujourd’hui ne sont pas des saints mais des super
champions de la consommation en tout genre.

Et pourtant, il y a toujours au cœur de beaucoup d’hommes,
et pas seulement des enfants, une aspiration latente à la justice, au
dévouement et au soutien matériel ou psychologique des plus
« paumés ». Avec deux particularités. Cette propension à la morale
est sans doute plus forte dans les milieux ordinaires que chez les dirigeants,
(ambition et griserie du pouvoir obligent ). Et du coup , mais les responsables
le savent , il y a toujours impérieuse nécessité, pour les dirigeants, de faire
comme s’ils étaient moraux ( mais c’est encore bien mieux s’ils le sont
réellement) et d’en appeler à une société morale et juste , à droite comme à
gauche .

A cet égard, et pour conclure, la droite serait bien inspirée
d’expliquer que pour être juste et aider les plus défavorisés, il faut d’abord,
créer de la richesse et que cette nécessité là est totalement incontournable.
Tout son programme politique devrait en découler.

2 mai, 2011

incertitudes

Classé dans : Economie,International,politique France — pyrrhon @ 7:37

 

 

Beaucoup de sujets qui questionnent dans le suivi épisodique de l’actualité.

 

La crise est elle finie ? Surement pas !

 

Il y a, quoi qu’en disent les « officiels », une quasi impossibilité pour l’Amérique et pour de nombreux pays européens , de jamais pouvoir rembourser leurs gigantesques dettes. Trop long et trop d’économies à faire. Mais il y a plus grave : si jamais les taux d’intérêt remontaient, la charge pour de nombreux Etats, Amérique comprise, deviendrait insupportable. C’est le cas en France, 1% en plus cela doit être 6 à 8 milliards de plus sur la charge de la dette annuelle. Calcul à vérifier.

Conclusion : Obama est contraint de garder des taux zéros et la BCE doit aussi rester extrêmement prudente dans sa mission de lutte contre l’inflation.

La vérité toute simple, et la seule, c’est qu’un jour ou l’autre il faudra bien restructurer ces dettes et donc plomber les comptes de nombreux établissements financiers, banques et assurances.

La course aux nouveaux emprunts de solidarité et aux mécanismes d’assistance mis en place en Europe et aux USA ne fait que reculer, pour mieux sauter. C’est absurde et injouable à terme quoiqu’en disent les « autorités ». La réalité est là et il ne sert à rien de la nier.

 

Et les printemps arabes ? Autant d’interrogations et de germes d’incertitudes.

L’Afrique du Nord  se trouve déjà  dans des situations économiques troublées et régressives avec la perte du tourisme. Tunisie, Egypte et même Maroc sont en train de perdre 20% de leurs habituelles recettes annuelles. Les gouvernements vacillent et sont instables. On ne sait pas encore qui va reprendre le pouvoir, que ce soit au sein des hiérarchies militaires, Egypte ou Tunisie, ou dans la rue, Lybie et encore Egypte, avec le rôle mal discerné des grandes forces islamiques. Plus à l’Est, mêmes incertitudes ou interrogations, Syrie, Yemen, Barhein et même Jordanie. La rue demeure bruyante, agitée et réclame des réformes tous les jours au nom de la justice, de l’égalité et de la fin de la corruption et du népotisme. Toujours les mêmes slogans de gauche, propagés par l’internet et les médias, qui enflamment les cœurs mais qui ne veulent pas dire grand-chose. Et qu’y aura-t-il derrière ? Une vérité demeure inquiétante et c’est l’Europe qui l’a illustré. Quand les dictatures tombent, en Europe la fin du communisme, il y a deux cas de figure fort différents. Lorsque la chape de plomb des dictatures étouffe des Etats culturellement, ethniquement et socialement homogènes, il n’y a pas trop de casse à la sortie, cas des Polognes, Hongrie, Bulgarie, Roumanie. Fort différent des Etats totalitaires multiethniques et multi confessionnels, la Yougoslavie de Tito est là pour nous le rappeler. Dans ce cas c’est souvent l’explosion et les affrontements sanglants chacun revendiquant ses droits historiques dans la liberté retrouvée. Qu’en sera-t-il au Yemen, à Barhein, en Syrie, en Lybie, à Gaza, au Liban si partout les aspirations au modèle occidental continue à servir de référence ? Bien malin qui le saurait dans la lutte permanente et ancestrale que se livrent, à couteaux tirés, Schiites et Sunnites dans tout le monde arabe. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’avenir n’est pas écrit. Une quasi certitude tout de même. Les vraies dictatures, les dures, ne se laisseront pas faire. On peut compter sur Hassad pour mater ses opposants dans le sang et le régime militaire algérien fera sans doute la même chose. L’Egypte et le Tunisie étaient plus des autocraties que des dictatures pures et dures .C’est pour cela qu’elles ont basculé  si vite et sans problème. En Syrie, pour ne prendre qu’elle, ce sera une autre paire de manche. Mais, bien sûr, l’avenir demeure néanmoins incertain.

 

Heureusement il y a au moins une certitude, la France sera toujours la France dans la prochaine législature. Droite ou gauche, notre cher et vieux pays demeurera toujours un Etat fort étatique, managé par l’ENA, polytechnique, le petit monde politique des  grands partis dit « de gouvernement », et nos chers grands syndicats. On demeurera donc toujours dans le bricolage des petites mesures techniques et le plus souvent obscures et mouvantes destinées à répondre ponctuellement aux « aspirations » des français révélées quotidiennement par les sondages, et sans qu’aucune et véritable adaptation à l’économie mondialisée soit mise, une bonne fois pour toute, dans la tête des français. Tant que nous pourrons emprunter à 1% ou 2% cela ira, jusqu’au  jour ou les marchés sonneront la fin de la partie, La France devra alors se réveiller et elle est sans doute tout à fait capable de le faire en dépit des pesanteurs sociologiques, du poids énorme de la fonction publique et de schémas idéologiques hérité de 1945. Place alors au renforcement de l’économie de marché et rigueur et austérité dans l’immense secteur public et parapublic. On ne pourra pas faire autrement ni continuer à laisser une dette faramineuse à payer à nos enfants. Heureusement, d’ailleurs, les restructurations de dettes seront déjà passées par là !

 

Incertitudes comptables

 

Conscient qu’il faut faire un effort pour les marchés si l’on veut sauver l’Europe et l’Euro, le gouvernement dit et redit que les grands pays européens doivent ramener déficits et dettes à des niveaux raisonnables. Il vient de présenter au Parlement son programme de « retour à l’équilibre » (dit de stabilité) pour Bruxelles

Mais ce programme ne semble pas parfaitement clair, et une fois encore, on peut se demander si avec 10 à 12 milliards d’économies réelles par an, on pourra encore longtemps leurrer les marchés.

L’objectif officiel pour 2013 (et avant) est magnifique ! Pas d’inquiétude, le déficit budgétaire en 2013 sera bien de 3% du PIB après un passage par 4,6% en 2012 et 6% en 2011. Faisable puisque on est déjà à 7% en 2010 alors qu’on avait annoncé 8,5% il y a 18 mois.

Le problème avec ces merveilleux objectifs c’est qu’il y a pas mal d’astuces pour en arriver là.

D’abord les 7% de 2010 sont formidables parce que n’y figurent pas, comme en 2009, les 25 milliards empruntés pour le plan de relance gouvernemental de l’an passé.

Ensuite les chiffres retenus pour la croissance sont, comme d’habitude, plutôt optimistes : 2% en 2011 ( contre 1,75% en 2010), 2,25% en 2012 et enfin 2,5% par la suite. Ainsi les recettes fiscales devraient s’annoncer prometteuses puisque la croissance sera en bonne voie. Malheureusement c’est plus de la méthode Coué qu’autre chose.

Enfin, nec plus ultra des astuces de l’habillage budgétaire, sont exclues de ce programme de « stabilité » les charges de la dette (les taux peuvent remonter, les conséquences ne sont pas prises en compte dans le programme) et idem aussi pour les traitements, et donc les pensions, des fonctionnaires dont on sait qu’au total cela doit représenter pas loin de 60 % du budget. Le gouvernement se garde t il ici, en accord avec le PS peut être, le moyen de gargariser cette clientèle essentielle pour les prochaines joutes électorales ? Mais nous sommes sans doute ici de très mauvaise foi.

Incertitudes sur la mort de Ben laden

On nous annonce qu’il est mort mais on n’a pas son corps. On nous dit que c’est lui mais comment l’a ton su ?

Et sur internet , les américains, nourris aux 24 heures chrono et autres « spy games », se déchaînent. Manipulation, intox, jeu subtil des services secrets pakistanais ? Chacun y va de sa petite explication, les intellectuels dans le genre sérieux et géostratégique, les internautes dans le genre complot et mise en scène pour tromper le bon peuple.

Une certitude peut être : mieux vaut considérer qu’on ne saura jamais. Et pas même si Ben Laden est bien mort.

1 mars, 2011

les ravages d’internet

Classé dans : Economie,International — pyrrhon @ 11:09

 

Ou la boîte de Pandore

 

Un bouleversement majeur

 

De même que la révolution du chemin de fer et du charbon  a bouleversé la vie de l’occident dans la 2eme partie du 19° siècle, et que la fée electricité et l’automobile à partir de 1920 en ont fait tout autant, l’internet avec sa force de destruction créative, est en train de bouleverser la géopolitique, l’économie mondiale, les mœurs et les cultures.

Schumpeter l’avait fort bien expliqué, il y a des inventions ou des procédés qui bouleversent le monde, comme la roue ou la charrue l’avaient fait il y a quelques millénaires en sortant l’humanité de la cueillette et de la chasse ou comme la bombarde l’avait fait en faisant tomber les murailles médiévales.

 

L’économie est bouleversée

 

L’internet change le monde. Les compagnies téléphoniques d’il y a 20 ans n’existent plus. Les fabricants d’appareils photos argentiques et les magasins qui les distribuaient non plus. Mais il y a bien pire. Les banquiers ne font plus le même métier et, dans pratiquement tous les autres secteurs de l’économie, ordinateurs, portables et smartphones ont changé la façon de travailler, de vendre et de vivre. Bien entendu tous les emplois en sont bouleversés…sauf dans l’administration qui grâce à la puissance de ses syndicats arrive encore à résister.

 

La destruction créatrice est mondiale

 

Mais il y a bien plus, ce ne sont plus seulement les pays occidentaux qui sont en train de changer mais bien le monde dans sa globalité. Des pays émergents qui se développent sur le modèle américain à grande vitesse et même un moyen orient et un monde musulman qui commence à se fractionner ou à exploser. En Tunisie, en Egypte, comme par hasard les populations les mieux éduquées et, peut être, les économies les mieux gérées et les plus développées, ce sont les portables, Facebook, et les réseaux mondiaux de TV numériques qui viennent de déclencher les révolutions. Ailleurs dans le Maghreb et le Moyen orient aussi. Intéressant de voir si un leader anachronique et forcené comme Kadhafi résistera longtemps.

 

Le monde entier, les pauvres comme les riches, regarde ce que font les autres, voit leurs niveaux de vie, leurs modes de vie ou leurs mœurs politiques et revendique auprès de leur dirigeants des modèles identiques et de meilleures conditions de vie. Et, en plus, tout ce monde communique et peut se rassembler à tout moment pour protester ou acclamer. Bonjour le casse tête pour les dirigeants pour contrôler tout cela et tenter de manipuler ou orienter.

Et quand une vive protestation éclate quelque part, ce sont les dirigeants du monde entier qui viennent donner leur grain de sel et la presse du monde entier, encore plus incontrôlable quand on la laisse entrer, qui s’invite. Mais entre le droit d’ingérence et les relations traditionnelles d’Etat à Etat que faut il faire ? Surtout lorsque l’on veut soutenir ses exportateurs.

 

Les mœurs aussi sont entrain de changer

 

Mais il y a plus, nos enfants regardent la toile. Ils s’en servent l’utilisent et réagissent beaucoup avec ce merveilleux instrument. Et tout comme la boite de Pandore, l’internet affole les têtes. Sexe, horreurs, déferlement des fantasmes des plus excités quand ils ne sont pas franchement névrosés. L’humanité c’est aussi cela et pas seulement les milliards de gens sympathiques, calmes et bosseurs. Il y a aussi des saints mais, malheureusement,  aussi des « dingues ».

 

Un article d’une américaine dans le New york Time du 25/02 intitulé « derrière l’anonymat le fiel » résumait plutôt bien la situation et il nous parait difficile de ne pas la citer :

« L’anonymat en ligne, dit elle, a créé une culture du sadisme quand des gens cherchent à attirer sur eux plus de lecteurs. Twitter, explique un auteur qu’elle a interwievé, crée une fausse intimité et peut faire ressortir le pire chez les gens. Quand  on cherche à être lu on n’est pas là pour réfléchir. On choisit d’être drôle, superficiel, cynique, grossier, affabulateur, bien plus que dans la presse, parce qu’on est anonyme, et qu’il n’y a pas un comité de rédaction pour vous contrôler. Constamment interrompue avec les buzzs, la pensée devient souvent méchante les sociologues l’ont remarqué. Ce sont les égouts qui se déversent sur les sites si l’on n’y prend garde ».

Voilà les témoignages que notre journaliste, Maureen Dowd , a recueilli et ce n’est pas très rassurant.

 

Une boîte de Pandore incontestablement

 

Alors,  de ces millions d’échanges qui explosent sur le net , l’humanité en sortira telle meilleure ? Rien de moins sûr. De la boite de Pandore, punition de Zeus contre les hommes et Prométhée qui avait dérobé le feu des dieux, sont sortis tous les maux de l’humanité.  Nous n’en sommes heureusement pas là avec le web. Il recèle aussi de merveilleux outils de progrès mais tout comme avec la langue d’Esope , cela semble pouvoir être la meilleure ou la pire des choses. Il peut en sortir du bon et du mauvais.

Le bon on le connaît : explosion des échanges et d’une culture universelle sur l’ensemble de la planète, régression et affolement des dictatures, multiplications des échanges scientifiques, extraordinaires gains de productivité pour l’organisation du travail, rapprochement des seniors avec leurs petits enfants quand ils dialoguent avec eux ou les aident dans leur éducation sur le net, et, aussi, de merveilleux instruments comme Wikipedia ou des milliers de bénévoles construisent pour l’humanité entière une formidable encyclopédie mise à jour en continu et bien plus riche et spontanée que celles que les élites avaient conçues jusqu’alors.

Mais le « mauvais » est là aussi. Fausses rumeurs, intox, manipulations et matraquages publicitaires. Facebook , par exemple, déchaine le narcissisme imbécile et les envies de paraître, de se montrer, de mentir en se faisant plus beau qu’on est et en tentant de prouver qu’on est meilleur que les autres parce qu’on a des dizaines d’amis. Curieux critère. Et il y a déjà 500 millions de Facebookers dans le monde, proies toutes trouvées pour les publicitaires, et déjà quelques 2 milliards d’internautes. Au secours ! La marée nous envahit, bouleverse les pouvoirs qui ne savent plus comment nous contrôler mais déchainent aussi les publicitaires et les désaxés qui, eux, nous arrivent tout autant par la boite de Pandore.

 

Que nous réserve l’avenir ?

Ou cela finira t il ? Quand et comment ? Personne n’en sait rien. Mais une chose est sûre. Personne ne maîtrise et personne ne peut contrôler, tout du moins dans les pays démocratiques. On peut même se demander si les grands Etats totalitaires, Chine, URSS, Iran etc… y arriveront, bien qu’ils se débrouillent pas trop mal en ce moment semble t il. Dernier en date la Lybie. Plus d’internet, plus de mobiles (?), réseaux téléphoniques muets et frontières fermées pendant un temps Aucun journaliste pour venir voir. La répression sanglante au début. Si Kadhafi, ce « dingue », réussit à se maintenir encore un temps, on peut légitimement s’interroger sur les dictatures plus « sérieuses ». Sauront elles résister à l’Internet ? Avec le contrôle des médias en plus et une bonne police secrète, en dépit d’Internet, les grandes et sérieuses dictatures ont peut être encore de beaux jours devant elles. Mais cela personne ne le sait et l’avenir ne nous écrit pas!

 

 

 

1 février, 2011

Sarko, le G20,la presse

Classé dans : International,politique France — elis @ 14:56

 La conférence de presse de Sarko du 24 janvier sur sa présidence du G20 était doublement intéressante. Une communication parfaitement maitrisée. Des messages parfaitement clairs :

  • Secondaires et ciblés pour le public français,
  • Importants, et de grands succès pour le Quay d’Orsay, mais parfaitement ignorés par la presse et les médias français pourtant tous présents ce jour là.

 

Voyons cela plus en détail.

 

  1. A destination hexagonale : 3 messages

 

  • proposer de réactiver la taxe Tobin sur les transactions financières. Sur ce premier point, tout le monde informé sait que c’est un joli «marronnier» mais que beaucoup de monde va s’y opposer et, qu’en outre, c’est quasi impossible à appliquer. Très généreux dans les mots prononcés par Sarko. On pourra affecter le produit de cette taxe aux pauvres en prenant aux riches. Très bien pour l’opinion socialisante française. Sarko commence sa campagne 2012. Mais parfaitement inapplicable sans aucune chance de passer au G20. Sarko , fort prudent, n’a pas caché que ce serait fort difficile d’aboutir. Heureusement, car ça ne passera pas!

 

  • demander une meilleure stabilisation des marchés des matières premières. Là encore, Sarko s’adressait à son opinion interne en dénonçant les «méchants spéculateurs». Mais là encore, c’est ignorer l’essentiel. Si les matières premières s’envolent, c’est parce que le tiers monde de jadis s’envole à son tour, bat tous les records de croissance et voit des millions d’ex déshérités accéder rapidement au statut de la classe moyenne occidentale. Et ils seront très bientôt près d’un milliard dans ce cas. Evidemment ils consomment, comme nous, et cela fait déjà presque le double des riches consommateurs habituels. Plus d’énergie, plus de voitures, plus de chauffage mais aussi plus de viande, de blé, de riz et même de produits de luxe à produire. Les matières premières n’ont pas fini de flamber. Malgré tout, on devrait gêner et tenter de freiner les spéculations, achats et reventes à terme, sans livraisons et à découvert par exemple, mais on peut douter que les banquiers du monde entier, et leurs gouvernements avec, l’acceptent.

 

 

  • proposer un nouveau système monétaire international. Justifié et encore plus fort vu les désordres actuels et l’échelle de perroquet aux dévaluations compétitives…sauf pour l’Europe. Malheureusement personne n’en veut et notamment pas les américains, Sarko ne l’a d’ailleurs pas caché. Quant au grand public français qui ne connaît que le yuan sous évalué il s’en fout un peu. Mais Sarko a tout de même marqué un point auprès des gaullistes en se parant de la vulgate gaulliste notamment contre le dollar. Toujours la cible intérieure.

 

  1. Les vrais et très importants succès de la diplomatie française et de Sarko…évidemment très largement ignorés par les médias français. (Un rappel toujours utile : 80 % des journalistes français, selon les sondages, votent à gauche par conviction et ne sont pas suspects de flagornerie mais plutôt d’antisarkozisme)
  • Il faut déjà se rappeler que le G20 est une remarquable création qui regroupe les 20 premières économies du monde. Avant, entre l’ONU, rien qu’un «machin», rassemblement hétéroclites de toutes les nations du monde, mélange de quelques démocraties et de beaucoup de dictatures, et le G8, les grandes puissances occidentales, il n’y avait rien. Aujourd’hui, enfin, l’ex tiers monde qui se développe à grande allure est là et l’initiative en revient plutôt à la France et à Sarkozy ce qui mérite pour le moins d’être salué même si USA, Allemagne, japon et UK ont encouragés, volens nolens, et finalement soutenus.

 

  • Mais ce que vient d’obtenir le quai d’Orsay avec la création des trois groupes de travail permanents est également très important même si les médias français l’ont royalement ignoré.

 

  • o Groupe pour tenter d’élaborer un code de bonne conduite pour le système monétaire international, les taux de change et les flux de capitaux, sans remettre en cause le dollar ni le yuan chinois. On ne fera pas un nouveau Bretton woods. Mais tout de même qu’Angela Merkel ait accepté de coprésider, avec le Mexique, ce groupe permanent ou des experts vont se mettre au travail est d’excellente augure et il pourrait fort bien en sortir quelque chose, même si ce n’est pas sous la présidence Sarko ou mexicaine, mais cela pourrait être un début de remise en ordre compte tenu de la «guéguerre» des monnaies et des dérèglements actuels.

 

  • o Groupe matières premières, piloté par Medvedev avec au menu la régulation des marchés dérivés, et donc des règles sur les ventes à découvert entre autres, mais aussi réflexions sur les stocks, les livraisons et les produits d’assurance. Medvedev aura du travail mais, compte tenu des défis auxquels la Russie est confrontée sur ce chapitre, nul doute que son Président aura à cœur de tenter de dégager quelques règles de bonne conduite.

 

  • o Enfin, last but not least, coordonner le G20 avec le FMI pour un renforcement de la gouvernance économique mondiale en faisant pratiquement du FMI le secrétariat général du G20. Ce sont déjà presque les mêmes qui siègent au conseil d’administration du FMI. Certains vont s’y opposer mais David Cameron, premier ministre britannique, encore un poids lourd, va piloter ce dossier et rendra ses conclusions en novembre à la fin de la présidence Sarko du G20.

 

Bravo le Quay donc, pour une fois pas trop en dehors du monde réel de demain, et bravo aussi à Sarko pour avoir réussi à convaincre de très grands partenaires de piloter ces trois groupes de travail essentiels pour l’avenir d’un nouveau monde. Alea jacta est. Qui vivra verra !

On doit enfin considérer que comparés aux erreurs et aux désastres de 1929 avec l’édification accélérée des barrières douanières et les replis sur soi, les responsables politiques du XXI° siècle affrontent la première grande crise mondiale depuis 1929 avec un sens aigu des responsabilités et une analyse judicieuse de ce qu’il ne faut surtout pas faire. Ce monde qui devient un village réagit mieux que celui de 1929 et, avec le G20, il va tenter de progresser, n’en déplaise aux alter mondialistes et autres attardés du socialisme.

 

 

 

 

14 août, 2010

Dette US

Classé dans : Economie,International — elis @ 15:09

  

DETTE US : Equilibre de la terreur et déclin occidental

 

 

Au commencement était le merveilleux système qui permettait à la Chine d’exporter et d’assurer son développement selon le modèle Japonais, à l’Amérique de dépenser sans compter , et, à ses politiciens, d’offrir aux pauvres des crédits illimités leur permettant d’acheter maisons et produits du monde entier, sans compter, comme les riches, et d’accéder ainsi, sans contraintes, à la merveilleuse société de consommation.

On aura reconnu ici ce que fut le modèle de développement du monde pendant une trentaine d’années, de 1982 à 2007 en gros. La Chine et le Japon prêtaient massivement aux Américains et,eux, dépensaient sans compter ce qui permettaient aux deux grandes nations asiatiques d’engranger des excédents commerciaux considérables dont 80 % étaient placés en bons du Trésor américains. Profits d’un côté et hyper consommation de l’autre.

Aujourd’hui le modèle s’est grippé. Il fallait bien que cela arrive un jour, tant il était artificiel et reposait sur du sable. Par la grâce des politiciens, il perdure encore. A partir de 2007, ils ont tout fait pour le préserver. Crédits massifs aux banques pour les sauver de leurs gigantesques créances douteuses en particulier. Mais, du coup, endettement massif des Etats occidentaux venant après celui du secteur privé, et de nombreux Etats américains et consommateurs pauvres US. Beaucoup de ces créances massives ne pourront jamais être remboursées. Alors pourquoi Chine et Japon soutiennent ils encore les émissions de « trésories » US ? La meilleure réponse semble être aussi la plus évidente. Tout simplement parce qu’ils craignent un effondrement de leurs créances, quelques 5 ou 6 trillions de dollars, si jamais ils ne souscrivent plus aux émissions du Trésor US qui, pourtant, se font à des taux réels négatifs. Du coup les marchés obligataires mondiaux sont totalement faussés. Ils ne reflètent pas le coup réel de l’argent. Mais ils marquent aussi clairement que le monde occidental a peur d’investir et que les énormes crédits distribués par les gouvernements sont toujours là mais que les acteurs économiques, banques en tête, ont peur d’investir et se réfugient vers les bons d’Etat américains considérés comme surs puisque ceux de la première puissance économique et de 25% du PIB mondial. On craint beaucoup plus la déflation qu’une reprise de la croissance des économies occidentales.

En résumé un équilibre de la terreur entre Chine et US. Je te tiens par mes créances. Je te tiens par mes dettes . L’un et l’autre ne peuvent donc se permettre de déclencher la panique en changeant brusquement les règles du jeu.

Et, de l’autre, des gouvernements occidentaux qui, depuis 2007, ont largement aggravé le cancer du crédit en refusant de laisser l’économie se réguler toute seule par une crise économique normale qui aurait du éliminer d’office les canards boiteux, les banques insoucieuses et les entreprises trop endettées. Aujourd’hui, en Occident, rien n’est réglé. Mais, au contraire, tout a empirer, et les dettes, impossibles à rembourser, sont plus élevées que jamais.

Il est donc de plus en plus probable que l’on s’achemine en occident vers une langueur à la Japonaise pour les dix à vingt ans qui viennent. Rien de tel pour que les grands émergents de l’ex tiers monde rattrapent rapidement les économies occidentales et pour que les occidentaux accélèrent leur déclin relatif au cours du XXI° siècle.

20 juin, 2010

Le monde, l’Europe, la France en juin 2010

Classé dans : Europe,International,politique France — elis @ 21:50

 

 

« Football et économie mondiale en attente de vrais changements »

 

Le monde

En ce mois de juin, un peu de saturation autour du football mais aussi, pour commencer, quelques réflexions sur ce sport. Formidable instrument de rapprochement et de vivre ensemble de toutes les nations du monde, il illustre aussi la vague déferlante de la mondialisation. Tous ces joueurs « nationaux » sont, de fait, presque tous pour les meilleurs, des mercenaires apatrides, tous salariés d’énormes multinationales du football. La planète football est un parfait univers mondialisé. Avec ses qualités- concurrence, compétition, jeunesse, courage- mais aussi ses formidables défauts, en particulier, pourrie par l’argent, le refus d’utiliser la vidéo pour relayer ou valider parfois les décisions de l’arbitre. Des millions de téléspectateurs peuvent voir ce qui s’est passé mais seul l’arbitre qui n’a rien vu, ou qui a mal vu ou qui est partial ou qui a été acheté, décide. C’est de la derniers absurdité et une fantastique dérive de ce à quoi conduit la religion de l’argent roi et du souci de manipulation que veulent encore se garder les autorités du football, Platini en tête. Il y aurait pourtant une règle simple à instaurer et espérons qu’on y viendra : les trois arbitres sur le terrain, sur des pénaltys ou des cartons rouges, ont le droit de se réserver de faire appel à la vidéo, si l’un d’eux à un doute. Difficile de « circonvenir » trois arbitres en même temps, mais aussi concurrence plus solidarité entre eux dans l’épreuve !

Et pendant cet intermède footballistique, le monde , déboussolé depuis 2007 par les subprimes, continue de « galérer » en se demandant bien ce qu’il doit faire, sans qu’aucune mesure un tant soit peu « révolutionnaire » ou sérieusement réformatrice n’ait été prise depuis 3 ans. Les traders « tradent ». Les banques se refont une santé en spéculant. Les américains croient toujours en leur roi dollar malgré les défaillances manifestes de leur économie , et l’Europe ne sait comment sortir l’Euro de la crise. Quant aux chinois ils campent sur leur contrôle impérial de leur taux de change et ne veulent pas entendre parle de marchés leur dictant le vrai cours réaliste du yuan. On peut donc dire que dans cette grande planète terre économique mondialisée, le statut quo, est, pour le moment, le maitre mot qui s’impose. Sauf que les cours de l’or, hauts mais pas encore « stratosphériques », montrent bien qu’au niveau, non pas des décideurs, mais des investisseurs et des épargnants ordinaires, leur bon sens inévitable commence à leur dicter une politique de prudence. Le grand désordre des taux de change mondiaux ne pourra pas durer éternellement. Les manipulations des cours et les politiques keynesiennes et démiurgiennes des grandes nations occidentales ne pourront pas durer éternellement non plus. Tout comme les forces de la nature, les forces de l’économie n’obéissent pas encore à la volonté des hommes.

 

L’Europe

Et après le monde, l’Europe, et son Euro qui bat de l’aile.

 Il est curieux de constater que le FESF, la trouvaille en catastrophe de nos politiques pour enrayer les attaques des marchés, n’est qu’une baudruche instable sans grande consistance. Comment régler le problème de l’Euro en empruntant de nouveau au niveau du FESF mais avec l’apport de pays européens , 110 milliards pour la France, qui sont déjà exagérément surendettés. A priori cela parait absurde et ne devrait avoir aucune chance de contenter les marchés. Plus sérieux apparaît la politique de rachat par la BCE des dettes souveraines qui arrivent à échéance et que les Etats du club med ne pourront rembourser autrement qu’en empruntant de nouveau mais à des taux records, probablement du 8% ou plus pour les Etats concernés, ce qui les ruinera encore un peu plus. La politique de rachat de la BCE repousse donc le problème. Mais il ne le résout pas. Pour racheter ces emprunts la BCE sort apparemment l’argent de nulle part. En fait elle fait sûrement tourner la planche à billet au niveau de l’Euro comme elle le faisait déjà avec les facilités de crédit sur la masse monétaire. C’est, tout comme aux Etats-Unis, la création de monnaie, à partir de rien, qu’on utilise. Beaucoup d’économistes socialo keynésiens trouvent que c’est très bien . Ne faut-il pas éviter la déflation et relancer la croissance par la consommation. Mais le bon sens le plus élémentaire ne dit pas cela. Il dit, lui, que pour dépenser il faut d’abord en avoir les moyens. D’abord, avoir des recettes, les Etats européens n’en n’ont plus assez, et ensuite dépenser, mais pas nécessairement n’importe comment mais plutôt de façon intelligente en investissant pour la consommation, certes, mais aussi pour l’avenir en créant de la richesse pour le futur qui servira aussi le progrès , les gains de productivité et l’amélioration du niveau de vie. Les libéraux soutiennent que seuls les entrepreneurs privés, guidés par le souci de leur intérêt particulier et de la réussite de leurs entreprises individuelles savent vraiment faire cela. Les Etats ne le peuvent car leurs dirigeants ne jouent pas avec leur argent mais avec des idées abstraites et des projets qu’ils ne peuvent ni maitriser, ni commander, le monde réel étant trop vaste et trop complexe. Sans compter que leurs motivations électoralistes ne rencontrent pas toujours l’intérêt général. Quant un entrepreneur privé échoue et fait faillite ce n’est pas grave. Quand ce sont les Etats c’est plus sérieux.

 

La France

Partis de la planète et passés ensuite à l’Europe, abordons maintenant aux rivages hexagonaux et à l’événement phare du mois, la réforme de nos régimes de retraite.

Que celle-ci soit indispensable, nul n’en disconvient plus. Le PS pensait toutefois qu’on pouvait tout de même attendre encore un peu et qu’il fallait d’abord relancer la croissance …en distribuant plus de pouvoir d’achat bien sûr ..mais sans augmenter l’endettement. Il aurait suffit de ponctionner les riches. Le problème c’est de savoir quels riches ? et pas besoin d’être au niveau de math sup pour penser que pour commencer à résoudre nos problèmes et trouver les riches en question, il faudrait sans doute aller les chercher au niveau des revenus individuels  de 2000 euros par mois et pas se contenter des super riches depuis longtemps éxilés à l’étranger. Autant dire que beaucoup, beaucoup de gens seraient concernés.

Alors notre gouvernement, plus sagement, à pensé, lui, qu’il était grand temps de s’y mettre et on ne peut que l’en féliciter.

Ce qui a été décidé est plus difficile à apprécier. 62 ans réalisé en quatre ans c’est sans doute bien, Les fonctionnaires passant progressivement à 10,55% de prélèvements individuels  comme le privé, cela parait aussi, ô combien, justifié mais une question demeure. Alors que les fonctionnaires d’Etat, les agents des collectivités locales et ceux des grands régimes spéciaux , représentent au moins 40% des salariés français, faut il que les « contribuables » continuent largement à financer leurs retraites au motif essentiel qu’il ne fallait pas toucher à la règle de la retraite calculée sur les 6 derniers mois contre la moyenne des 25 meilleures années dans le privé . Tout le monde sait que les carrières des fonctionnaires, au contraire de celles du privé, s’améliorent régulièrement avec le temps et qu’elles atteignent leur maximum en fin de carrière. Couplée à la pratique du « coup de château », leurs départs en retraite s’effectue donc le plus souvent à des niveaux très favorables et sans doute excessifs au regard de leurs capacités contributives. En va-t-il de même dans le privé ? Bien peu probable et ce n’est pas l’Insee ni les travaux du CORE qui nous donneront un avis non biaisé. Pas assez indépendants. L’impression générale demeure donc plutôt celle d’une réforme en demi teinte d’autant plus que le refus d’ouvrir le dossier des retraites par capitalisation est non seulement absurde, la plupart de nos voisins l’ont fait, mais relève aussi d’un manque de courage notoire ou d’une volonté de bien respecter les acquits sanctuarisés des grandes avancées socialo communistes de 1945, même quand on est théoriquement un parti de droite.

Et pour finir un mot tout de même sur le football français et son psychodrame après la défaite; Un entraîneur pas brillant et qui semble vouloir faire plaisir à tout le monde et notamment aux joueurs pour préserver l’esprit d’équipe. Des joueurs pas d’accord avec les choix de l’entraineur. Des gens qui « caftent » au journal l’Equipe ce qui s’entend dans les vestiaires ce qui révolte les joueurs. Le journal l’Equipe qui se fait un gros tirage en colportant les ragots et un minidrame national qui va occuper les conversations des français pendant une bonne dizaine de jours. Pas bien grave, mais en même temps une certaine indignation compréhensive pour ceux qui pensent que lorsque l’on représente la France, que l’on est des super professionnels hyperpayés, on doit afficher plus de discipline. Mais les premiers coupables sont sans doute les dirigeants de la Fédération du foot qui auraient du comprendre que lorsque  on gagne en trichant, avec la main de Thierry Henry, on doit avoir la classe et l’élégance, en dépit de toutes les pertes financières possibles, de proposer à son adversaire de rejouer le match. Elegance, fair play mais aussi belle image donnée aux gosses et au peuple du football d’une France qui comme à Fontenoy aurait pu dire non pas  : « messieurs les anglais , tirez les premiers » mais messieurs les Irlandais rejoins ce match fair play et que le meilleur gagne. Cela aurait tout de même eu du panache et de la grandeur et n’aurait pas entrainée cette malheureuse équipe de France sur un terrain miné aux yeux du monde entier.

 

 

 

26 septembre, 2009

chroniques de septembre

Classé dans : International — elis @ 17:13

 

Ce mois de septembre n’a pas apporté de nouvelles importantes pour l’évolution de notre microcosme hexagonal non plus que sur le vaste monde. Fidèle à notre journal mensuel nous retiendrons néanmoins  un certain nombre de rubriques  et surtout la naissance du G20.

 

 

  • - Brice Hortefeux piégé, à notre avis, par une manipulation du monde, notre grand quotidien du soir, lequel sous couvert de son professionnalisme et de la protection de ses sources, un journaliste de public sénat rendant compte de l’université d’été de l’UMP, démontre sur son site internet qu’Hortefeux a dit«quand il y en a un ça va , c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a un problème» Le Monde dit que le Ministre -ö scandale -parle évidemment des immigrés. Le Ministre dit, lui, qu’il parlait des auvergnats?? Ce qui est sûr c’est qu’il plaisantait dans une ambiance détendue. Pas de quoi en tout cas en «faire un fromage» sauf dans un monde surveillé par la police de la pensée, en l’occurrence Le Monde relayé immédiatement par «toutes les forces «progressistes» de gauche et d’extrême gauche.
  • - Grippe A: Un mort en France sans antécédent en apparence. On examine de plus près. Faut il vacciner en masse? Aux Usa en 1976, après une vaccination de 40 millions de gens, on a interrompu à cause des effets secondaires, troubles graves pour 400 personnes. C’est toute la question: les effets secondaires graves pourraient causer plus de dégâts, que les morts évitées par le vaccin; Les labos viennent d’être exonérés de toutes responsabilité aux USA, sans doute parce que l’on a pas eu le temps de juger s’il y aurait des effets secondaires dangereux ou non. Et qui doit on vacciner et faut il ou non fermer les écoles? Autant de questions sur lesquelles personne ne peut apporter de réponses sûres. Chaque gouvernement joue donc un peu à l’aveugle selon sa sensibilité et la culture nationale dominante. En France, comme il se doit on fait très fort dans l’application du principe de précaution.
  • - Réchauffement climatique: qui va payer les restrictions d’émission de CO2? On attend un geste des USA mais sûrement rien avant Coppenhague. Ridicule de la taxe carbone en France, une nouvelle usine à gaz, une de plus.
  • - Toujours en France un procès Clearstream qui n’apportera rien de plus que ce que l’on sait déjà. Il y a eu manipulations. Sarkozy et beaucoup d’autres sans doute ont été dénoncé à tord.Le stagiaire, yves robert et Lahoud sont responsables, chacun pour,leur part. Qui ensuite? Gergorin, Villepin?on ne le saura jamais et ce n’est sûrement pas la justice qui le démontrera. Resteront des effets de manche coûteux pour le contribuable et des clubs de fans qui répèteront à l’envie, le grand gagnant c’est Villepin ,pour les uns, et Sarko, pour les autres.
  • - L’Iran continue paisiblement son nucléaire et Moscou freine des 4 pieds pour satisfaire O’Bama qui vient pourtant de leur lâcher l’abandon du bouclier antimissile en Europe de l’est.
  • - Obama lui , est harcelé sur sa réforme de la sécu. Une vraie guerre civile aux Etats-Unis. Ne pas s’y tromper , c’est l’organisation socialiste de la santé- adhésion obligatoire pour tous et monopole d’un organisme d’Etat pour gérer le système- contre organisation libérale- où joue la concurrence des assureurs et la liberté individuelle de s’assurer ou non- qui est en jeu aux Etats-Unis; seul pays au monde, il faut bien le reconnaître, ou les débats de société peuvent être aussi vifs et aussi approfondis. Qui s’est jamais posé la question chez nos hommes politiques et nos chers medias français de savoir si notre système obligatoire d’adhésions et notre monopole public de la sécu n’était peut être pas la panacée?
  • - G20 de Pittsburg: C’est la plus grande nouvelle et la plus essentielle du mois. Pour la première fois dans l’histoire de la planète, une partie importante de l’ex tiers monde, parce qu’elle s’est rapidement développée – et, ô horreur, qu’elle s’est coulée pour se faire dans le moule du capitalisme- accède à la gouvernance du monde et y tiendra désormais une place permanente. C’est une nouvelle extraordinaire en soi. Après les ravages meurtriers, les idéologies mortifères et les nationalismes exacerbés du XXémé siecle, la planète se dote, au XXI° siècle, d’une instance de discussion et de régulation mondiale pour l’économie. C’est formidable et c’est même merveilleux quand on regarde d’où nous venons depuis la chûte du mur.
  • - Que fera le G20 , et quels seront ses pouvoirs de conviction sur les souveraintés des Etats? C’est une autre question! mais ne boudons pas notre plaisir et saluons son existence, source d’espoir pour le monde de demain et le futur de la planète même si les antécédents de la SDN, et aujourd’hui de l’ONU, démontrent qu’il y a loin de la coupe aux lèvres et que les meilleures intentions du monde finissent souvent par des fiascos avérés.

 

  • - Sur le concret des résultats du G20, il faut attendre pour en savoir plus. Réformera t on ou non les pratiques bancaires- accroissement des réserves en capitaux propres, normes comptables et «fair value» en cas de crise, plus grande transparence sur les produits dérivés, encadrement des hedge funds et des techniques spéculatives les plus dangereuses? le grand sujet médiatisé des bonus nous apparaît, en ce qui nous concerne, totalement secondaire. Ce n’est pas en plafonnant les bonus de quelques individus, au demeurant talentueux, qu’on changera l’avenir du monde. Ce débat là sent son populisme à plein nez et ne grandit pas les hommes politiques qui en font leur fond de commerce.

8 mai, 2009

Europe:appeler un chat un chat.

Classé dans : International — pyrrhon @ 20:35

 

EUROPE : APPELER UN CHAT UN CHAT

 

 

Si à l’heure de la mondialisation, la,plupart des dirigeants européens estiment que le vieux continent doit former maintenant un bloc plus fort et plus compact, les idées diffèrent profondément tant sur les plans politiques,économiques que diplomatiques sur les voies à privilégier pour l’avenir.

 

Politique d’abord : la France considère que le politique doit reprendre la main, entendez reprise en main par les grandes nations et si possible par la France. La Commission , « ces fonctionnaires », est un peu méprisée. Il en va de même pour le parlement dont on se plait à souligner les insuffisances. En ce sens Lisbonne sera un progrès. Un exécutif plus stable. Une représentation extérieure renforcée et surtout des prises de décision avec des majorités qualifiées et l’abandon de la règle de l’unanimité devenue totalement impraticable à 27.

Mais si Lisbonne est unanimement souhaité, au-delà, chacun s’interroge sérieusement sur les étapes ultérieures car les visions de l’avenir divergent profondément. L’Angleterre n’envisage pas du tout de rentrer dans un ensemble plus intégré, France et RFA non plus si ce n’est à leur profit, et les pays de l’Est encore moins pour lesquels l’Amérique reste la référence instinctive.

En résumé, l’Europe fédérale n’est pas pour demain et l’Europe des Etats est encore là pour longtemps. Lisbonne, si l’on y parvient, sera un statut pour le long terme.

 

Quid maintenant de l’économie ?

 

Les clivages ici sont au moins aussi profonds. Entre la vision française des alliances entre « grands » pour mener des politiques industrielles très étatiques et très dirigistes et les partisans du grand marché au fonctionnement parfaitement libéral, le clivage est sans ambiguïté. La France sur ce thème est d’ailleurs largement isolée. Il y aurait peut être eu des groupes socialistes européens pour la suivre mais au niveau des gouvernement européens actuels on ne voit pas très bien qui pourrait la suivre sur ce terrain. Quand à l’idée qu’il faudrait harmoniser les politiques fiscales, renforcer les impôts et faire encore plus pour le social, n’en parlons même pas. En dehors des périodes électorales, aucun des gouvernements européens actuels n’est prêt à nous suivre sur ce terrain.

 

En matière de politique de défense et de diplomatie,  mêmes clivages mais encore plus grand sans doute.

 RFA , GB et France , statut d’ex grandes puissances oblige, sont les seuls à avoir des budgets militaires conséquents, les autres ne veulent pas en entendre parler , arguant , non sans raison, que la priorité affichée par l’Europe au bénéfice du social exclut que l’on puisse faire en même temps un effort militaire important. Et de toutes façons scandinaves, pays de l’Est et même pays du sud considèrent que l’Amérique est toujours là pour nous protéger, que le parapluie nucléaire existe et que rien ne sert de le dédoubler cela ne pouvant servir que les seuls intérêts des complexes militaro industriel actuels et pas vraiment les développements prioritaires dans la science , la recherche ou la formation.

 

La politique extérieure de l’Union souffre des mêmes désaccords profonds et insurmontables. A l’Est la Russie fait toujours peur et tout ce qui consiste à lui faire des « risettes » apparaît comme autant d’erreurs graves et l’on attend  l’arrivée du bouclier antimissile « iraniens »dans les meilleurs délais possibles. La France, isolée là aussi, n’est pas du tout sur le même registre. Au quai d’Orsay on  a toujours respecté la Russie et l’on entend surtout la ménager et  ne pas lui donner prétexte à déclancher son hostilité. Outre qu’elle est notre premier fournisseur de gaz, on aime bien que ce soit de nouveau une grande puissance et dans beaucoup de milieux français on s’interroge encore pour savoir si autant que l’Amérique , elle ne serait pas à même, avec ses matières premières, de constituer un allié de choix pour le bloc européen. C’est dire aussi si l’entrée de la Turquie , premier allié des américains dans le monde musulman, est mal vue à Paris. Pour des raisons évidentes bien sûr. Avec Lisbonne, l’arrivée de 100 millions de turcs en Europe diluerait immédiatement les pouvoirs de la haute administration française et ferait entrer un redoutable cheval de Troyes de l’Amérique dans les institutions européennes. Mais là non plus,  très peu de nos partenaires nous suivent dans notre hostilité viscérale à la Turquie. Un pays jeune s’alliant à une Europe vieillissante lui apporterait incontestablement le dynamisme que sa natalité déclinante ne lui apportera plus, sans parler des débouchés économiques élargis, de la porte vers le Moyen Orient et de l’alliance pacifique des civilisations.

 

Sur ce chapitre de la diplomatie, l’évènement du mois nous aura été fourni par le « partenariat oriental ». Et là encore quel fossé entre la France et beaucoup d’autres .Rappelons que les représentants de 33 pays se sont réunis le 6 mai pour signer un accord destiné à resserrer les liens politiques et économiques de l’UE, 27 pays, avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine, l’Union européenne cherchant ainsi à développer des partenariats avec cette zone dans les domaines du commerce, de la sécurité et de la mobilité des personnes. Evidemment la Russie voit cela d’un très mauvais œil, tout autant que les manœuvres -assez timides- de l’OTAN en Georgie. La France aussi sans doute, mais pas du tout l’Allemagne -Angela Merkel était présente- et encore moins les anciens pays de l’Est qui ne mésestiment pas du tout les menaces d’intervention russes dans toute cette zone tampon pour eux.

On est bien loin ici du partenariat Europe /Mediterrannée voulu par la France et au demeurant contré par Angela Merkel.

 

1 avril, 2009

perpléxités,la France, la crise,le G20.

Classé dans : International — pyrrhon @ 22:19

 

Perplexités, France, crise et G20.

 

20 février 2009

 

Dans les deux domaines essentiels que nous délivre l’actualité- la crise mondiale et la politique de Nicolas Sarkozy- il faut bien reconnaître nos incertitudes et notre perplexité.

La crise tout d’abord : choc historique, déroute profonde de la mondialisation, crise comparable à 1929 ou simple correction inévitable et nécessaire après les excès de crédit des années Greenspan ?

La politique de Sarko : du bon et du mauvais, pas l’idéal bien sûr. Une communication faiblarde pour expliquer aux français quels sont les vrais enjeux de notre vieux pays. Des mesures disparates, brouillonnes et sans intérêt  commandées par le calendrier médiatique, et sans doute une erreur de ne pas revenir sur le bouclier fiscal, mais aussi quelques bonnes choses, modestes (statut de l’auto entrepreneur, réforme constitutionnelle) et une tentative de commencer à parler vrai sur les déficits et la nécessité de réformer, sans aller bien loin malheureusement.

Comme nous l’avons toujours dit les deux problèmes essentiels de la France demeurent des services publics étouffants, surdimensionnés, d’une insuffisante efficacité et un droit social obsolète et inadapté à la compétition mondiale. Seuls des mouvements dans ces deux domaines permettraient de commencer à faire reculer le chômage de masse mais aussi à contenir les déficits.

Le gouvernement jusqu’ici à garder le cap sur la suppression d’un emploi de fonctionnaire sur deux. C’est assez symbolique et cela ne saurait suffire mais c’est un petit pas dans la bonne direction. Mais il faudrait aussi expliquer qu’en commençant à baisser le poids des services publics, on peut aussi diminuer la charge des prélèvements obligatoires et donc redonner du tonus et des marges de manœuvre aux entreprises françaises, seule solution, avec une meilleure flexibilité du droit social, pour réduire le chômage structurel.

Quant aux autres réformes qui seraient nécessaires dans l’Education, la recherche, la santé, les retraites, l’organisation territoriale ou la fiscalité, la mentalité socialiste dominante de la majorité des français et le contexte de crise ne permettent, malheureusement pas, de faire grand-chose sans déclancher des blocages persistants ; mais un gouvernement sachant ou il va devrait  tout de même introduire discrètement des mécanismes de concurrence dans tous ces domaines, en cassant les monopoles existants et en laissant jouer les initiatives privées. Exemples : autoriser la création de facs privées financées par les grandes entreprises du CAC 40 en exonération d’impôts, autoriser les assurances à créer leur propres caisses de sécurité sociale et réseaux de soins etc….

 

Mais venons en à la crise mondiale.

 

Plusieurs faits ressortent clairement. D’abord l’écrasante responsabilité des Etats-Unis dans ce gâchis. Ce sont eux qui ont créé les subprimes, eux qui ont consommé exagérément, eux qui ont multiplié les instruments financiers douteux et opaques, eux qui ont des déficits gigantesques et eux qui pour finir font remonter le dollar en massacrant toutes les bourses de la planète et en se précipitant sur leurs bons du trésor à court terme. Et ce qu’ils nous préparent pour demain n’est guère plus brillant : la planche à billet pour racheter la dette du Trésor et des milliards investis dans des plans de relance dont la seule et plus probable origine sera de nouveau la planche à billets. Ce n’est pas sérieux et il n’y a que des économistes keynésiens pour penser que c’est le meilleur moyen de résoudre le problème. Personnellement nous ne le pensons pas. Un enfant de 10 ans le comprendrait. S’il veut des billes il faut qu’il les achète. S’il n’a pas d’argent il faut qu’il travaille pour en acheter ou bien qu’on lui en prête ou qu’on lui en donne mais s’il décide de fabriquer des billes en carton ou de payer avec des billets dessinés, il triche. C’est ce que fait la FED en ce moment et cela ne pourra que mal finir.

On comprend dès lors la réaction du banquier central chinois qui demande que l’on réfléchisse à la création d’une nouvelle monnaie de réserve mondiale.

Mais côté Obama, tout n’est pas sombre. Quand les démocrates préparent des règles beaucoup plus strictes pour réglementer les pratiques bancaires, ils ont raison. S’ils suppriment les Swaps, les CDS et les ventes à découvert sans aucune mise initiale, ils auront raison. S’ils définissent des règles pour décourager les paradis fiscaux, ils auront encore raison. Les riches doivent payer des impôts proportionnels à leur capacité contributive. Mais ce qui reste inquiétant, on le trouve une fois de plus du côté de la FED qui campe sur son idée qu’il faut inonder le monde de liquidités pour que tous les problèmes s’effacent. C’est une erreur. Des tombereaux de liquidités, c’est l’inflation assurée à terme plus ou moins lointain, donc l’appauvrissement des plus pauvres. Les masses monétaires doivent inciter à la consommation en précédant de peu les capacités productives. Elles ne doivent pas les submerger.

En résumé les plans de relance des gouvernements et spécialement ceux de l’Amérique, arrêteront ils la crise ? où ne feront ils que la ralentir, à moins qu’ils ne l’aggravent  avec les océans de dettes qu’ils génèrent, autant de questions auxquelles quiconque est bien incapable de répondre aujourd’hui. Il y a eu des excès, il y a des milliards d’ardoises impayées. D’une manière ou d’une autre il faudra que quelqu’un en supporte les conséquences. Sans les interventions des gouvernements- sauf celles indispensables pour maintenir les systèmes bancaires en fonctionnement- il est probable que les fautifs auraient du payer directement les pots cassés. Avec les interventions des gouvernements ce sera beaucoup moins net et les ardoises devront être sans doute payées par tout le monde, notamment les contribuables, ou les consommateurs avec l’inflation.

Reste l’indispensable remise en ordre dans le domaine des changes et la mise en place d’un nouveau Bretton Woods, contraignant pour tous, comme le fut jadis l’étalon or, si l’on veut que la mondialisation , le commerce et le nouvel ordre mondial se développe à l’avenir sur des bases saines et équilibrées. De ces nouvelles bases les équipes d’Obama ne veulent pas entendre parler. Il faudra bien pourtant y venir car le dollar, ne peut avoir la prétention, après les excès commis, de rester le Deus ex machina de l’économie mondiale. Aux chinois, aux russes, aux grands émergents et aux européens, d’exiger des réformes.  L’économie du monde le mérite bien.

 

La réunion du G20 du 2 avril à Londres va donner une première idée de ce qu’on peut en attendre.

Saluons déjà comme il convient cette extraordinaire réunion que les historiens du futur ne manqueront pas de saluer comme l’avènement d’un monde global, symbole du XXI ° siècle. Pour la première fois dans l’histoire du monde, on trouve, aux côtés des nations occidentales, de grandes puissances émergentes qui disent voyons ce que nous pouvons faire pour assurer un bon fonctionnement du capitalisme qui nous a déjà tellement apporter mais dont nous disons qu’il est nécéssaire maintenant de mieux le réguler et accessoirement de na pas laisser Washington seul maître du jeu. Et ils ont bien raison. Ce qui est attendu du G20, et il est possible que des avancées significatives interviennent dans ce domaine, ce sont des règles financières qui découragent la spéculation, des ratios et une transparence bancaire qui incitent les banques à une plus grande prudence et éventuellement un début de contraintes et de mesures contre les paradis fiscaux.

Ce qui devrait être considéré avec circonspection après les expériences non convaincantes des années 1930 et du Japon depuis 1980, ce sont les plans de relance. Les Européens ne convaincront pas Obama de mettre le holà dans ce domaine mais espérons que certains sauront rappeler que rien ne garanti le succès de plans de relance trop déstabilisants pour les grands équilibres.
Enfin la réforme de Bretton Woods. Russes et chinois ont raison de rappeler qu’il faudrait un nouvel ordre monétaire mondial mais malheureusement les européens ne les suivront pas et Obama encore moins, qui tient à protéger autant qu’il le pourra l’hégémonie absolue du dollar.

Nous rendrons compte dans ce blog, comme il se doit, des conclusions qu’il faudra tirer de cet évènement historique mais, aujourd’hui, nous parions plutôt sur quelques avancées qui pourraient à terme requinquer les marchés financiers « sinon demain mais après demain ».

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