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24 mai, 2007

Les sept travaux du Président Sarko.

Classé dans : — pyrrhon @ 12:27

 Le nouveau président a probablement gagné la bataille présidentielle en jouant sur quelques symboles forts qui marquaient une rupture avec 1968 et 1981 et que les français, ce que les sondages commençaient à révéler, étaient prêts à entendre, c’est en ce sens que l’on peut soutenir que l’on assiste véritablement à un changement d’époque :

  • Réhabilitation de la valeur travail contre les 35 heures et la glorification des loisirs
  • Aspiration au retour de certaines valeurs traditionnelles – ordre, sécurité, respect- dans les écoles et dans les banlieues.
  • Début de rejet contre la manie de la «repentance»
  • Doutes sur les discours politiques les plus traditionnels et sur la logorrhée d’insultes sectaires habituelles
  • Mais soutien à toutes politiques de solidarité actives, y compris parfois les plus désastreuses, et rejet de la mondialisation et de l’économie de marché

 

Sarko a joué sur tous ces symboles et il a gagné.

Pour autant, son programme, largement repris de la prudente UMP, et sur lequel il s’est engagé, ne présente, pour l’essentiel, que quelques mesures plutôt légères et imprécises à ce jour, dont on ne voit pas très bien comment elles pourraient commencer à transformer la France en profondeur, ramener le chômage à 5% en 2012, rétablir l’équilibre des comptes publics et faire enfin entrer la France de plain pied et sans réticence dans la mondialisation. « La croissance y pourvoira » semble l’idée dominante.

A ce jour une seule mesure annoncée est un peu consistante : l’annonce de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite jusqu’en 2012.Les autres, et notamment les mesures fiscales annoncée aujourdh’hui même (23 mai 2007) par Fillon-heures sup détaxées, droits de succession supprimés, bouclier fiscal à 50%, intérêts d’emprunts immobiliers déduits de l’IR- ne vont pas changer fondamentalement les choses

 

Alors sans complexe, et sans trop de modestie, osons dire à Sarko, d’un point de vue forcément libéral, ce que devront être ses sept travaux d’Hercule s’il veut réellement transformer le pays en profondeur et si lui-même pressent que l’essentiel est bien là, ce qui n’est pas impossible mais ce qu’on ne sait pas.

Car les problèmes à résoudre sont nombreux, complexes et demandent maintenant des solutions qu’il vaudrait mieux ne plus retarder.

  • ascenseur social bloqué: 17% des élèves, (100000 jeunes), sortent chaque année du système scolaire sans diplôme ni qualification
  • ségrégation sociale et territoriale massive et des banlieues à problème avec des flux migratoires non maîtrisés à ce jour
  • une santé de moins en moins gratuites, des hôpitaux surchargés et de plus en plus côuteux. Des compétences qui partent à l’étranger et de graves insuffisances d’effectifs dans certaines filières hospitalières alors que le para médical , plutôt bien rémunéré, prospère à tout va.
  • Taux de chômage structurellement autur de 10 %, (alors qu’il est de 5% dans les pays anglo saxons et au japon) qui touche principalement les moins de 25 ans (taux de 3°0 %) et les plus de 50 ans. Un véritable cancer qui ronge la société française.
  • Des bataillons de fonctionnaires (25% de la population active) parmi les plus improductifs du monde.
  • Un coût de plus en plus élevé des systèmes de protection sociale (assurance maladie et assurance chômage) qui sont en déficit chronique et dont le surcoût augmente chaque année les charges à payer par les entreprises et par les actifs ce qui entraîne, à son tour, moindre créations d’emplois et moindre consommation des ménages. Parfait cercle vicieux auquel les économistes donnent maintenant le joli nom de «trappe à chômage».
  • Faible efficacité d’un grand nombre de services publics quand on les compare avec l’étranger
  • Endettement de l’état en augmentation constante, ce qui entraîne un poids de la dette de plus en plus lourd à supporter et des ressources moindres pour l’état . On transfère la charge du remboursement aux générations futures mais on supporte tout de même les intérêts. «Trappe à déficits».
  • Mauvais fonctionnement des institutions et doutes sur le bon équilibre de l’exécutif, du législatif et du judiciaire

 

 

Mais dans cette longue liste, qui ressemble à un inventaire de Prévert, il y a sûrement des priorités et, de surcroît, parmi les réformes qui seront engagées, certaines se révèleront sans doute beaucoup plus efficaces, ou moins déstabilisantes que d’autres.

D’où cette immense outrecuidance de Pyrrhon qui se dit, si moi j’étais Sarko, au fond que ferais je et que seraient mes sept premiers travaux d’Hercule ? Hercule en avait douze mais sept seront déjà largement suffisant pour surcharger un président à temps plein pendant toute une législature.

 

  • 1. TRAVAUX D’HERCULE: N° 1. EPOUSER LA MONDIALISATION;

 

Curieusement, je commencerai par le psychologique, en tentant de réconcilier les français avec l’économie de marché et la mondialisation, ces formidables moteurs de croissance et de progrès aujourd’hui (….les marchés financiers ,eux, ne s’y trompent pas qui n’ont jamais été aussi florissants). Comment faire ? Très franchement je n’en sais rien. C’est une affaire de nuances et de conviction dans les propos de Sarko. C’est aussi un coup de main des grands patrons de presse, des professeurs du supérieur et de bien d’autres, qui doit se développer spontanément.

 

  • 2. TRAVAUX D’HERCULE: N° 2. REDUIRE LE CHÔMAGE

 

Ensuite je m’attaquerai au chômage, avec l’ambition de le ramener, comme annoncé, autour de 5% dans cinq ans. Mais là aussi diverses voies sont possibles et les causes de ce handicap pas toujours identifiées de la même manière. Personnellement, pour réduire le chômage, je pense qu’il faut simultanément :

 

  • Réduire les charges salariales et patronales sur les salaires en compensant les«manques à gagner» par les taxes pétrolières qui viendraient ainsi «épauler» la sécu.
  • Dépoussiérer sérieusement le code du travail et introduire beaucoup plus de «flexibilité».Les entreprises doivent pouvoir licencier sans problème quand les carnets de commandes se réduisent sinon elles meurent définitivement.
  • Inciter, par des mesures fiscales appropriées, les capitaux privés à s’investir dans la création d’entreprises: il faut au moins 10 fois plus de «business angels» que nous n’en avons. Offrons au moins, à tous les assujettis à l’ISF, d’échapper ainsi à cet impôt absurde dont la France à la triste exclusivité.
  • Il faut enfin que ceux qui travaillent gagnent nettement plus que ceux qui sont assistés, ce qui veut dire, puisque on ne peut augmenter le SMIG, sauf à introduire de nouvelles grandes difficultés dans les PME, qu’il faut revoir sérieusement les RMI et autres revenus d’assistance du même genre, en se donnant réellement les moyens de savoir ce que l’on donne et ce que l’on contrôle.

 

  • 3 TRAVAUX D’HERCULE: N° 3. L’EFFICACITE DES SERVICES PUBLICS

 

Le service public français, orgueil de toute la France de gauche, bâti en 1945 pour l’éternité, ne répond plus suffisamment aux exigences d’une économie moderne. Non seulement ses performances se sont dégradées pour les usagers (Education nationale qui forme mal ou insuffisamment, justice lente et erratique, système de santé qui implose) mais surtout, ses performances coût/efficacité, au regard de ses homologues étrangers, deviennent franchement médiocres. Il y a beaucoup trop de moyens mis en œuvre dont on ne peut disposer ailleurs sur des segments plus prioritaires, ce qui nuit à la compétitivité de toute la nation. Que faut il faire ? Là encore les solutions sont probablement complexes, multiples, et elles ne seront pas toutes égales dans leurs résultats. Personnellement je verrais assez bien les orientations suivantes :

  • D’abord s’appuyer sur la mesure phare annoncée par Sarko pendant la campagne: on ne remplace plus qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cette règle est intangible, sacrée et elle balise les limites.
  • Ensuite, il faut évidemment supprimer certains services fantômes et absurdes et qui n’ont plus aucune raison d’être aux niveaux d’effectifs ou on les trouve encore aujourd’hui. Mais qui fait ce travail et qui l’impose? Mettons nos meilleurs technocrates au travail et voyons ce qu’ils proposent et ne demandons pas, pour le moment, aux ministres en charge de régler ces problèmes avec les syndicats. Ces questions doivent être réglées ultérieurement, à un niveau indépendant, et avec une vision globale. Il n’y a pas péril en la demeure. Ex: quand les syndicats de l’Education Nationale demandent aujourd’hui-23 mai 2007- à Xavier Darcos de leur donner 3000 emplois de services supplémentaires, il n’y a pas lieu de répondre autre chose que «nous avons d’abord besoin de voir la situation globale» pour prendre les décisions «les plus justes possibles».
  • Il va falloir aussi réfléchir à d’innombrables redéploiements. La Direction du budget s’y attellera. De même doit elle commencer à établir immédiatement des benchmarks avec nos voisins en terme de coûts efficacité dans tous les secteurs. On se rendra compte alors immédiatement que, contrairement aux idées reçues, nos effectifs de police ou d’enseignement, par exemple, sont déjà largement pléthoriques par rapport à leurs résultats.
  • Enfin et surtout, il y a, pour ce qui me concerne, une orientation de long terme essentielle à engager: il faut faire entrer les services publics dans l’univers de la concurrence par l’extension prudente mais ferme de délégations de service public à des entreprises privées. Cahier des charges stricts, concurrence pour la sélection et coûts significativement réduits par rapport à la régie directe.
  • On pourrait même aller encore plus loin et dire par exemple que la sécurité sociale, les mutuelles et les rapports avec les professions médicales pourraient être directement gérées par des entreprises ou groupes d’entreprises qui choisiraient leur tarifs, leurs propres médecins référents, leur propres procédures et leurs règlements pour gérer tous leurs salariés volontaires sans passer par les services publics en monopole aujourd’hui. Il n’est pas sûr que salariés, professions médicales et budget de l’Etat y perdraient. Je postulerai même que tous y gagneraient.

 

  • 4 TRAVAUX D’HERCULE: N° 4. LES RETRAITES.

 

La réforme du régime des retraites : elle a été commencée par F. Fillon. Elle doit être amplifiée et prolongée. On ne peut pas continuer avec une population qui vieillit, l’amélioration continue de la durée de la vie et l’ amélioration constante des soins, et donc des coûts, à demander aux actifs, dont le poids proportionnellement s’amoindrit, de supporter à eux seuls, l’évolution inéluctable de la démographie. Il faut donc allonger sans états d’âme, les durées d’accession à des pensions complètes et allonger les départs au-delà de 60 ans. Les allemands d’Angela Merkel ont déjà fixé le cap à 67 ans pourquoi pas nous ? Il faut aussi bien sûr faire disparaître immédiatement cette incongruité et cette injustice flagrante que constituent les régimes spéciaux de retraite. Dans ces domaines de l’âge, du vieillissement et du soutien énorme qu’ils exigent de la collectivité, tout le monde doit être logé à la même enseigne. Sarko l’a heureusement annoncé. Faisons le. C’est une mesure de justice qui doit être appliquée sans autre forme de procès, accord ou pas des syndicats. Même chose d’ailleurs pour le « service minimum » dans les transports publics.

 

  • 5 TRAVAUX D’HERCULE: N° 5. LE SAVOIR.

 

L’Education Nationale, la recherche, l’enseignement supérieur : c’est un secteur essentiel de la vie de la nation. Il conditionne tous les autres. Avec des écoles performantes dans les banlieues, le problème du chômage dans ces zones serait presque résolu et, partant, l’intégration définitive en marche, sans que plus personne ne s’interroge sur le devenir de ces zones à problème.

Mais là aussi les tâches sont immenses et les blocages bien installés. Ce chantier là va demander plus que du talent, du génie, si l’on veut faire bouger les choses car des dérives dévastatrices ont rongé le secteur depuis 30 ans. Enseignants prébendiers,  relativement bien payés, plutôt mal formés dans les IUFM, avec  des temps de loisirs et de vacances considérables, les 35 heures sont passées par là. Mais d’autres maux rongent nôtre système éducatif. L’absurdité de l’enseignement supérieur pour tous qui interdit la sélection à l’entrée à l’Université, le découplage prononcé avec les besoins de l’économie La « culture » (mais doit on donner ce nom à la médiocrité qu’on transmet aujourd’hui ?), c’est bien,  mais encore faut il se préoccuper des débouchés dans la vie active . Une sclérose massive des modes de pensée. L’absence quasi totale d’autonomie à tous les niveaux et un systéme centralisé, peu ou prou géré par une bureaucratie syndicale figée dans ses certitudes et qui refuse toute évolution.

Que faut il faire ? et que peux t on faire sans déclancher de drame tant le sectarisme en face est grand ?

Non spécialiste de l’Education, Pyrrhon n’aura pas la prétention d’y répondre. Tout juste avancera t il ce qu’un libéral, d’instinct, aurait tendance à privilégier :

  • Réintroduire la liberté de choix:supprimer la carte scolaire et la règle des 80/20 qui bride le développement des établissements privés; doter les établissements publics de la même souplesse de gestion que le privé et qui est à la base de son succèset plus de liberté pédagogique pour tous.
  • Donner plus d’autonomie à tous les niveaux et surtout, en première urgence, à l’Université. A l’instar de l’étranger, instaurons une complète latitude de recrutement des enseignants, d’orientation, de sélection des étudiants et de gestion financière, y compris des droits de scolarité.
  • Revaloriser les études scientifiques et transformer en profondeur la recherche. On a pas besoin de fonctionnaires qui avancent paisiblement à l’ancienneté mais d’équipes de chercheurs qui trouvent et auxquelles alors les crédits et les moyens sont généreusement alloués
  • Rapprocher les grandes entreprises, la recherche et l’enseignement supérieur dans des fondations à l’anglo-saxonne de statut européen réalisant une symbiose permanente, dynamique et vivante entre les deux mondes de la science et de l’entreprise.

 

  • 6 TRAVAUX D’HERCULE: N° 6. LA SANTE.

 

Des réformes sont indispensables dans le système de santé

 

  • les dépenses s’élèvent à 10% du PIB contre 3% en 1960. Elles croissent de5 à 7% par an générant un déficit structurel de l’assurance maladie de 10 milliards d’€ par an. Ce ne sont pas seulement la qualité des soins donnés à la population qui crée ces problèmes financiers. Ce sont aussi des questions de gestion laissées en déshérence et auxquelles il est temps de s’attaquer.
  • 500 caisses de sécurité sociale, employant 170000 personnes, dont 10000 de plus depuis les 35 heures, alors même que la gestion est de plus en plus automatisée.
  • L’hôpital, qui fonctionne comme une boîte noire financière: il emploie 860000 agents, dont 40000 de plus depuis les 35 heures, qui n’ont pourtant pas diminué un absentéîsme de 25 jours par an en moyenne. Mais surtout l’hopital public voit son budget augmenté régulièrement chaque année sans rapport avec les actes et interventions effectués. Qu’attend t on pour uniformiser à tous les établissements de soins, publics comme privés, l’affectation des moyens en fonction de la nomenclature et du nombre des actes pratiqués?

 

  • 7 TRAVAUX D’HERCULE: N° 7. LA LIBERTE.

 

Le retour de la France dans le cercle de la liberté

 

La France ne sait plus très bien ni qui elle est, ni ou elle va ni ce qu’elle veut.

Trente années de Mitterandie et de Chiraquie sont passés par là. Elle est encore minée par des clivages idéologiques du 19° siècle qui la divise profondément. En  outre la présence des banlieues, et l’importance de l’immigration, accentue  encore les différenciations  entre desccouches et des strates sociales profondément distinctes.

Que ce soit dans les banlieues, auprès des étudiants ou auprès des « forces de progrès » comme le dit encore le PC, l’issue essentielle, prioritaire, est peut être autant dans les âmes que dans le concret quotidien. Ce n’est peutêtre pas dans plus de crédit, plus de moyens et plus de « concertation » qu’il faut chercher les solutions les plus différenciantes même si, faire disparaître les zones de non droit dans les banlieues , en Corse ou dans les universités est bien , indispensable et qu’il faudra bien le faire.

Mais à côté de ces grandes tâches concrètes une autre approche de nature  « culturelle »  est également indispensable. Il faut réhabiliter l’idée de liberté et renouer avec l’universalisme des droits de l’homme et du code civil.

Au prétexte de la critique du libéralisme, assimilé à un pseudo modèle anglo-saxon ou réduit à tord au seul mécanisme du marché, la France a divorcé d’avec la liberté depuis 1981. Elle a réduit ses citoyens en clients de l’Etat providence et elle a pris  plutôt le parti des totalitarismes contre le soulèvement des peuples en faveur de la liberté, soit au nom de son anti atlantisme viscéral soit au nom de la « réal politik ».

Si on peut comprendre que la France, pour des raisons d’intérêt national, entretienne des relations avec des régimes autoritaires ou dictatoriaux, c’est autre chose de légitimer et de multiplier les égards vis à vis de tyrans, de régimes para militaires ou de dirigeants corrompus, comme en Afrique par exemple. La rupture avec la liberté politique et les pays qui l’incarne, les grandes démocraties occidentales et le japon, est absurde. L’antilibéralisme est un fléau qui se trouve au principe du déclin de la France et du reniement de ses grandes valeurs d’origine. En s’érigeant en tête de file de la lutte contre le libéralisme, la France combat l’héritage de sa propre histoire et les valeurs fondatrices de la République. La France doit reconstruire son projet national autour de la conception universaliste et pluraliste de la liberté. Elle doit revenir dans le camp de ses alliés de toujours et qui ont  payé pour elle au cours des deux guerres mondiales pour  qu’elle existe encore aujourd’hui. Bien entendu elle doit le faire en gardant sa totale indépendance d’esprit et son droit de critique mais elle doit le faire en choisissant clairement son camp et ses valeurs qui sont celles de la liberté aussi  bien dans les domaines des droits de l’homme, des droits civique que de l’économie. Les uns et les autres forment un tout , ils ne peuvent être dissociés. Il est impératif de recommencer à le faire savoir.

Fasse que Sarko nous ramène imperceptiblement et progressivement, avec le talent de communication qui est le sien, dans ce droit chemin vers les valeurs de la liberté.

Pyrrhon, le 24 mai 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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